Appel à contributions pour le N°6 de Alternatives Humanitaires

Dans la perspective de son sixième numéro, à paraître en novembre 2017, la revue Alternatives Humanitaires lance un appel à contributions pour son dossier qui sera consacré au thème « Entreprises et ONG : alliance ou défiance, menace ou opportunité ? » Si vous êtes acteur, chercheur ou observateur du milieu humanitaire international, et souhaitez soumettre un projet d’article, merci d’adresser un résumé de votre problématique et un plan provisoire (2 pages maximum) à l’adresse mail suivante avant le 17 juillet 2017 : contact@alternatives-humanitaires.org. Une réponse vous sera adressée dans les 7 jours de la réception de votre projet.

La date de rendu de l’article final est fixée au 25 septembre 2017, le calibrage étant fixé aux alentours de 15 000 signes (2 400 mots environ).

Alternatives Humanitaires
N°6 – Novembre 2017
Problématique du « Focus »

Entreprises et ONG : alliance ou défiance, menace ou opportunité ?

Depuis plusieurs années, l’écosystème humanitaire est en pleine transition. À côté des acteurs traditionnels, Nations unies et ONG en tête, le secteur privé (ie : entreprises et fondations d’entreprises) a fait une entrée remarquée dans le champ humanitaire, soit sous la forme d’actions de terrain, soit sous la forme de financements. Plus généralement des pratiques nouvelles (remise directe de cash aux populations, aide délivrée via des réseaux lucratifs [cartes bancaires, téléphones mobiles, drones, etc.]) et, au-delà, des logiques managériales inspirées du monde de l’entreprise (certification, évaluation, gestion des ressources humaines, « professionnalisation ») transforment indiscutablement le secteur de l’aide.

Certains y voient un risque de confusion quand d’autres saluent une extension bienvenue du domaine de la lutte au profit des populations vulnérables, les ONG pouvant désormais compter sur de nouveaux partenaires disposant de compétences, de moyens techniques et de financements qui commencent à leur faire de plus en plus cruellement défaut.

Cette mutation génère en tout cas nombre de discussions et d’oppositions, parfois symptomatiques d’un choc de cultures entre entreprises et ONG. Et l’on n’en sortira certainement pas en se limitant, comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui, à une opposition. N’y-a-t-il pas une voie médiane entre dénigrement et défense d’un territoire n’appartenant à personne ?

Il est temps pour tous d’acter cette évolution. L’objectif de ce numéro est de faire un état des lieux et de poser les termes du dialogue entre entreprises et ONG : le lucratif/non lucratif est-il encore une frontière pertinente ?, faut-il imposer des limites aux entreprises ? quel discours de sensibilisation les ONG peuvent-elles porter ? quelle autorité pourrait être le garant d’une éthique partagée ? Au final, il s’agit de se demander comment cette addition d’initiatives privées (car les ONG sont aussi des structures privées) peut servir l’intérêt général, celui des populations en souffrance.

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