Appel à contributions pour le N°10 de Alternatives Humanitaires

Dans la perspective de son 10e numéro à paraître en mars 2019, la revue Alternatives Humanitaires lance un appel à contributions pour son dossier qui sera consacré au thème « Humanitaire des villes ». Si vous êtes acteur, chercheur ou observateur du milieu humanitaire international, et souhaitez soumettre un projet d’article, merci d’adresser un résumé de votre problématique et un plan provisoire (2 pages maximum) à l’adresse mail suivante avant le 12 décembre 2018 : contact@alternatives-humanitaires.org. Une réponse vous sera adressée le 21 décembre 2018 au plus tard.

La date de rendu de l’article final est fixée au 28 janvier 2019, le calibrage moyen étant fixé aux alentours de 15 000 signes, espaces compris (2 400 mots environ).

Problématique

N°10 – Mars 2019 : Humanitaires des villes

Historiquement, l’humanitaire est surtout intervenu dans des contextes ruraux. Mais l’urbanisation croissante, l’exode rural vers les mégalopoles, la « remontée » des conflits dans des pays structurés autour de grands centres urbains aux standards proches de ceux des pays occidentaux et les migrations provoquées par ces conflits font que les humanitaires sont de plus en plus amenés à intervenir dans des contextes qu’ils connaissent moins bien. Dans les villes en effet, les problématiques (cohabitation d’urbains installés et de ruraux nouvellement arrivés, prise en charge de maladies chroniques, types de combats/d’armes et impacts sur les populations civiles…), les infrastructures (hôpitaux, centres de soins) et les acteurs déjà en place (État, services publics, associations) influencent sensiblement les conditions d’interventions. Des conflits de compétences, de gouvernance comme de cultures peuvent ainsi voir le jour. Si l’on estime leur intervention pertinente en cas de guerre ou de catastrophe naturelle, les acteurs humanitaires sont-ils les mieux placés – et tout simplement les bienvenus – sur des problématiques sociales ? Dans tous les cas, comment peuvent-ils adapter leurs pratiques aux nouvelles formes de vulnérabilité et aux autorités en place ? Qu’ont-ils à apporter aux villes qu’ils auraient développé dans les campagnes ? Ce continuum qui se dessine entre celles-ci et celles-là suggère-t-il l’idée d’un nexus développement/social/humanitaire ?

© Milo Ezger – Unsplash

 

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