Archives de catégorie : Covid-19

Enquête en santé mondiale : Maladies infectieuses et mesures de confinement, quelle efficacité ?

Dans le cadre d’un doctorat en santé mondiale au sein du projet UNISSAHEL, le Groupe IRD réalise une enquête en ligne sur la perception des connaissances scientifiques par les acteurs de la santé en Afrique de l’Ouest francophone, c’est-à-dire des personnes de tout secteur professionnel (soins, politique, recherche, coordination, gestion, enseignement, etc.) et travaillant dans ou en collaboration avec des pays de cette région.

Cette enquête en santé mondiale contient un document à lire sur l’efficacité des mesures de confinement pour les épidémies de maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes, suivi d’un questionnaire. Elle est accessible depuis ordinateur ou mobile. Le temps de participation est estimé à environ 10 minutes, lecture du document comprise. Les informations récoltées sont anonymes.

Pour participer à l’enquête, cliquez ici

À propos d’UNISSAHEL : Le projet UNISSAHEL est le fruit d’un travail en collaboration entre des dizaines de chercheurs de l’IRD (Ceped, Merit, Sesstim, TansVIHMI, Vitrome, AMSE) et leurs partenaires chercheurs et intervenants au Mali, au Niger, au Sénégal (CRCF, LASPAD, UGB, ENSAE, ACMU) et au Tchad, ainsi que des échanges avec les collègues de l’AFD. La coordination scientifique est assurée au Ceped par Valery Ridde et Fanny Chabrol. Au Sénégal, Khoudia Son est responsable de l’équipe pays. Les questions de recherche portent sur les modalités de la mise en œuvre des instruments de la CMU, les impacts de cette politique sur l’équité, l’accès aux soins et les indicateurs de santé, ansi que la pérennité de la CMU.

Webinaire « L’impact de la Covid-19 sur l’aide internationale » en partenariat avec l’Université Laval

Le 10 février 2021, Alternatives Humanitaires co-organisait et animait le webinaire « L’impact de la Covid-19 sur l’aide internationale » avec la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval. L’évènement, qui s’inscrivait dans le cadre du colloque « Les objectifs de développement durable à l’aune de la décolonisation et du racisme systémique » organisé par l’université pendant la Semaine du Développement International 2021, a été l’occasion pour les chercheurs et praticiens de l’aide invités d’échanger au sujet des effets humanitaires et développementaux de la pandémie, ainsi que de l’impact de cette dernière sur les populations les plus vulnérables.

Nous vous invitons à visionner le webinaire dans son intégralité ci-dessous :

Panélistes :

Yvan Conoir, chargé de cours à l’Université Laval (Canada) et consultant en évaluation, a présenté l’article « Entre menaces et opportunités : la réponse canadienne face à la Covid-19 » coécrit avec Diane Alalouf-Hall, Jean-Marc Fontan, Stéphanie Maltais et David Grant-Poitras.

Fatoumata Hane, socio-anthropologue de l’Université de Ziguinchor (Sénégal), a présenté l’article « Une épreuve de dignité : regard anthropologique sur les réponses à la Covid-19 en Afrique de l’Ouest » coécrit avec Yannick Jaffré et Hélène Kane.

Émilie Mosnier, docteur en épidémiologie, santé publique et recherche clinique de l’Université de la Guyane et affiliée à l’Université d’Aix Marseille (France), a présenté l’article « Les personnes en situation de sans-abrisme face à la Covid-19 : étude sur des éléments d’une praxis humanitaire chez des acteurs associatifs de Marseille », coécrit avec Olivia Nevissas, Aurélie Tinland, Cyril Farnarier et Marine Mosnier.

Nadja Pollaert, directrice de Médecins du Monde Canada, a présenté l’article « Le rôle central de la santé communautaire dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19 : l’expérience de Médecins du Monde Canada » coécrit avec Chloé Cébron et Shelley-Rose Hyppolite.

Le panel a été animé par Boris Martin, rédacteur en chef d’Alternatives Humanitaires.

L’équipe d’Alternatives Humanitaires remercie chaleureusement Stéphanie Maltais et Geneviève Laroche pour leur implication et aide organisationnelle.

Numéro 15 d’Alternatives Humanitaires – TEASER

Déjà abordés dans le n°14 de la revue Alternatives Humanitaires paru en juillet dernier, les impacts de la Covid-19 sur l’aide internationale, en ses volets humanitaires et développementaux, doivent encore être identifiés, appréhendés, anticipés. Découvrez en avant-première les thèmes-phares du n°15 d’Alternatives Humanitaires, intitulé Covid-19 – Retours d’expériences et enjeux d’avenir, à paraître le 30 novembre 2020.

Pour pré-commander ce numéro, cliquez ici.

SPÉCIAL COVID-19 – Présentation des N°14 et 15 d’Alternatives Humanitaires

En 2020, le monde a été secoué par la pandémie de Covid-19 et se trouve aujourd’hui confronté à de très nombreuses inconnues sur lesquelles des scénarios doivent encore être écrits. Boris Martin, rédacteur en chef de la revue Alternatives Humanitaires, revient sur les impacts de la pandémie sur l’aide humanitaire et vous présente les deux numéros que nous avons choisi de dédier à cette crise hors du commun.

Pour commander le numéro 14 et/ou pré-commander le numéro 15, cliquez ici.

Le Kairos, ou comment saisir l’opportunité dans la crise de la Covid-19

Segolen Guillaumat – Consultante du secteur humanitaire et du développement

Pour l’auteure, la pandémie de la Covid-19 doit amener un changement de paradigme du système humanitaire. La perspective de voir les enjeux croître et les moyens alloués être rebattus représente, selon elle, une occasion unique de concrétiser la « localisation ». Continuer la lecture

La demande d’asile dans le contexte de l’état d’urgence sanitaire en période d’épidémie de la Covid-19 en France

Dominique Kerouedan – Médecin de santé publique et de médecine sociale, docteur en épidémiologie et santé publique. Juge assesseur nommée par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) depuis septembre 2019

L’auteur remercie très sincèrement Maître Basile Ader, ancien Vice-Bâtonnier de l’Ordre des avocats au Barreau de Paris pour sa relecture de l’article.

Largement passée inaperçue durant les périodes de confinement entraînées en Europe par la pandémie de la Covid-19, la protection internationale des personnes ayant dû fuir des persécutions ou des pays en situation de conflits armés, a été en grande partie rendue impossible. D’abord parce que les frontières de l’Espace Schengen ont été fermées. Ensuite parce que la procédure de demande d’asile a été totalement interrompue pendant plusieurs semaines. Ce fut le cas en Île-de-France et l’article de Dominique Kerouedan retrace magistralement ce qui a représenté une atteinte d’ores et déjà jugée comme grave à une liberté fondamentale.

Introduction

Selon les données 2018 de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), sur une population totale de 66,89 millions de personnes en France, on dénombre 4,76 millions d’étrangers (nés hors de France), et 6,49 millions d’immigrés (dont ceux, qui sont nés hors de France et ont acquis la nationalité française et qui restent recensés en tant qu’immigrés)(1)Schéma « Les principales données de l’immigration, le 21 janvier 2020 ». https://www.insee.fr/fr/accueil. Parmi les personnes immigrées, il est une catégorie de personnes tout à fait spécifique du point de vue juridique. Celles qui bénéficient de la protection internationale de la France, selon le droit d’asile français et les textes européens et internationaux cités ci-après. Le nombre de demandeurs d’asile était de 123 625 en 2018, et de 132 614 en 2019. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA) qui est la juridiction administrative à laquelle les demandeurs d’asile, assistés d’un avocat, présentent leur recours en cas de rejet de leur demande de protection par le directeur général de l’OFPRA, a rendu 66 000 décisions en 2019. Le nombre de personnes qui ont obtenu l’asile était de 33 330 en 2018 et de 36 512 en 2019. Les cinq premiers pays d’origine pour les premières demandes d’asile en 2019 étaient l’Afghanistan, la Guinée, la Géorgie, l’Albanie et le Bangladesh(2)Schéma « Les principales données de l’immigration, le 21 janvier 2020 ». https://www.insee.fr/fr/accueil.

L’état de santé des étrangers en France, quelle que soit leur catégorie, est mal connu car la variable « étranger » ou « pays d’origine » ne figure pas dans les grandes enquêtes nationales de santé. Il n’y a pas, à notre connaissance, d’étude épidémiologique de l’état de santé des personnes immigrées. Néanmoins nous disposons de quelques connaissances. L’Académie de médecine avait consacré en 2019 un numéro spécial de son Bulletin à « La santé des migrants »(3)« La santé des migrants », Bulletin de l’Académie nationale de Médecine, n° 1-2, Paris, mars-avril 2019, p. 9-41. puis a publié en février 2020 un rapport sur « L’immigration en France : situation sanitaire et sociale », qui rassemble les observations des études existantes, les auditions de personnalités impliquées dans le domaine, et une revue bibliographique, avant d’émettre dix recommandations(4)M. Gentilini (rapporteur), « L’immigration en France : situation sanitaire et sociale », Académie de Médecine, 25 février 2020, http://www.academie-medecine.fr/limmigration-en-france-situation-sanitaire-et-sociale/ Bull Acad Natl Med 2020;204:455-69. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publie et actualise des dossiers dédiés à la santé physique et mentale des migrants en France, auxquels contribuent des acteurs de terrain, associatifs ou hospitaliers, des chercheurs, des acteurs de la santé publique en France(5)« La santé et l’accès aux soins des migrants : un enjeu de santé publique », Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), N° 19-20, 5 septembre 2017, mis à jour le 5 juillet 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/docs/bulletin-epidemiologique-hebdomadaire-5-septembre-2017-n-19-20-la-sante-et-l-acces-aux-soins-des-migrants-un-enjeu-de-sante-publique. Le ministère des Solidarités et de la Santé avait publié en juin 2018 une « Instruction relative à la mise en place du parcours santé des migrants primo-arrivants »(6)Ministère des solidarités et de la santé. Instruction N° DGS/SP1/DGOS/SDR4/DSS/SD2/DGCS/2018/143 du 8 juin 2018 relative à la mise en place du parcours de santé des migrants primo-arrivants, http://circulaire.legifrance.gouv.fr/index.php?action=afficherCirculaire&hit=1&r=43755 quel que soit leur statut administratif. La revue Actualité et dossier en santé publique (ADSP) du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) s’apprête à publier un dossier sur « La santé des migrants en France »(7)D. Kerouedan, V. Halley des Fontaines, P. Siwek (dir.), La santé des migrants, Dossier spécial de la Revue ADSP du Haut Conseil de la santé publique, à paraître en 2020, https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Adsps qui a pour originalité d’inclure des articles relatifs aux femmes, aux enfants et aux mineurs non accompagnés, groupes dont l’état de santé est moins bien connu. Le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies décline dans un article à paraître dans ce dossier ce qui a pu être réalisé en France par les acteurs de l’asile et les services de santé pour préserver l’accès aux soins des demandeurs d’asile, des apatrides et des personnes déplacées(8)P. Artini, S. Soofi, « L’accès aux soins dans le contexte de la protection des demandeurs d’asile et des réfugiés les plus vulnérables », in, La santé des migrants, Dossier spécial de la Revue ADSP du Haut Conseil de la santé publique, à paraître en 2020, https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Adsps. Les permanences d’accès aux soins (PASS)(9)Le Collectif national des Permanences d’Accès aux soins de Santé (PASS),  http://www.collectifpass.org/ ont vu le profil de leurs usagers évoluer vers une majorité de personnes migrantes, ce qui pose des enjeux pour le système de santé(10)« Des expériences de terrain à des pistes concrètes », Dr Claire Georges,  http://www.collectifpass.org/compte_rendu/colloque-cndp-du-18-juin-2019-phenomenes-migratoires-quels-enjeux-pour-le-systeme-de-sante/. L’Institut Convergences Migrations (ICM) du Campus Condorcet dispose d’un « Département santé », et rassemble des chercheurs spécialistes sur les migrations, publiant de nombreux articles sur la santé des migrants y compris en période d’épidémie de la Covid-19(11)Fil Covid-19 et migrations : initiatives de recherche et prises de position, http://icmigrations.fr/fil-covid-19-et-migrations/. La Fédération Européenne des Académies de Médecine (FEAM) est également présente sur cette thématique, en pleine période de confinement(12)“Migrants need better access to healthcare, European Academies say”, Allea, 4 May 2020 https://allea.org/migrants-need-better-access-to-healthcare-european-academies-say/.

En résumé l’état de santé des demandeurs d’asile n’est pas étudié de manière précise. Cependant, les éléments dont nous disposons, nous permettent de qualifier « fragile » la santé physique et mentale des personnes migrantes, en raison des vécus de persécution, de parcours migratoires émanés de tortures et de violences sous toutes ses formes, puis de conditions d’accueil et de vie précaires, parfois hostiles, à l’arrivée sur le territoire français. Le risque de voir une partie d’entre eux basculer dans les addictions est d’autant plus élevé que les personnes vivent dans la rue. Une partie des migrants arrivent plutôt en bonne santé ce qui est décrit comme le « healthy migrant effect » mais souffrent graduellement, à mesure de la durée de leur séjour en France, de pathologies infectieuses, chroniques et mentales pouvant être combinées et complexes. L’accès à l’assurance maladie est irrégulier selon les évolutions du statut administratif qu’ils parviennent (ou non) à obtenir en France. Poursuivre la recherche sur la santé des personnes migrantes est impérative, pour répondre de manière éthique, déontologique, stratégique et ajustée aux situations spécifiques de l’état de santé de ces populations en France, et anticiper les enjeux à venir.

Mais le point sur lequel nous souhaitons insister cette fois est celui relatif aux aspects juridiques de l’accueil des demandeurs d’asile. Le droit à demander l’asile est une liberté fondamentale. Nous proposons de nous intéresser à la manière dont ce droit français, constitutionnel et européen, a pu subir quelques turbulences, voire des atteintes graves, lors de la période de confinement, puis des mesures générales décrétées le 11 mai 2020 « pour faire face à l’épidémie de Covid-19 en France dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire »(13)Décret du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de la Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041858681&categorieLien=id. La situation spécifique des enfants migrants non accompagnés est décrite dans l’article de Christine Lazerges à paraître dans la Revue ADSP du HCSP(14)C. Lazergues, « Les droits des enfants migrants non accompagnés », in D. Kerouedan, V. Halley Desfontaines, P. Siwek (dir.), La santé des migrants, Dossier spécial de la Revue ADSP du Haut Conseil de la santé publique, à paraître en 2020..

Pour comprendre en quoi et à quelles étapes de sa procédure le droit à demander l’asile en France a pu être mis en suspens pendant près de deux mois, puis aménagé, nous verrons dans quelles conditions, pour en assurer, malgré tout, la continuité de son application, nous soumettons au lecteur dans un premier temps une description (non exhaustive) des fondements et de la procédure du droit d’asile en France relative aux adultes accompagnés de leurs enfants.

Les dispositions relatives à l’éligibilité d’une personne à la protection internationale

Le droit d’asile : les textes fondateurs internationaux et de référence européenne

Le droit d’asile est régi par la Convention de Genève du 28 juillet de 1951 relative au statut des réfugiés, suivie de la Résolution N°2198 adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 1966, complétées par le Protocole de 1967 relatif au statut des réfugiés, incluant des dispositions qui définissent le statut juridique des réfugiés et leurs droits et obligations dans le pays de refuge.

La référence juridique est la définition générale de la Convention de 1951 qui stipule en son article 1 que le terme « réfugié » s’applique à toute personne qui « craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut, ou, en raison de la dite crainte, ne veut y retourner »(15)Convention et Protocole relatifs au statut des réfugiés, HCR, https://www.unhcr.org/fr/4b14f4a62. Nous pouvons dégager cinq critères d’examen d’éligibilité d’une demande d’asile :

  • la crainte est fondée ;
  • il y a une persécution ;
  • cette persécution est fondée sur « la race » (selon le texte de 1951 ; aujourd’hui nous évoquons des motifs d’appartenance ethnique), la religion, la nationalité, des motifs politiques, ou l’appartenance à un groupe social, c’est-à-dire un groupe ayant la même origine et le même mode de vie ou le même statut social;
  • le demandeur se trouve en dehors de son pays d’origine ;
  • celui-ci ne peut pas se réclamer de la protection de son pays.

Le statut du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) figure en annexe à la Résolution 428 adoptée par l’Assemblée générale le 14 décembre 1950 et énonce que le Haut-Commissaire assume, entre autres missions, celle qui consiste à assurer, sous les auspices de l’Organisation des Nations unies, la protection internationale de réfugiés relevant du Haut-Commissariat, dit réfugiés « relevant du mandat ». En ses articles 6 et 7, le statut du HCR stipule que le mandat du Haut-Commissaire s’exerce « sur toute personne qui (…) craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité, et qui ne peut, ou du fait de cette crainte ou pour des raisons autres que de convenance personnelle, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité, et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence, ne peut ou, en raison de la dite crainte ou pour des raisons autres que de convenance personnelle, ne veut y retourner »(16)Statut de l’Office du Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés : https://www.unhcr.org/fr/about-us/background/4aeafff76/statut-hcr.html.

Point singulier, le statut du HCR demande l’établissement d’une coopération entre les gouvernements et le Haut-Commissariat pour les réfugiés. Le HCR est tenu en particulier de promouvoir la conclusion et la ratification de conventions internationales pour la protection des réfugiés « et d’en surveiller l’application », ainsi que le stipulent l’article 8 du statut du HCR, et l’article 35 de la Convention de Genève : « les États contractants (…) s’engagent à faciliter sa tâche de surveillance de l’application des dispositions de cette Convention ».

De nombreux textes européens régissent le droit d’asile, dont en tout premier lieu la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (UE)(17)Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ((2000/C 364/01 https://www.europarl.europa.eu/charter/pdf/text_fr.pdf)). La Directive 2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011, est souvent citée en référence, ayant révisé la Directive du Conseil du 27 janvier 2003, dite « Qualification » relative à des normes minimales pour l’accueil des demandeurs d’asile dans les États membres de l’UE, pour pouvoir y bénéficier d’une protection internationale, ainsi que les règles minimales relatives aux statuts accordés. L’UE dispose depuis 2010 d’une agence technique d’appui aux États membres et aux institutions en charge des procédures de la demande d’asile au sein de l’Union européenne, basée à Malte : l’European Asylum Support Office (EASO)(18)Site internet de l’European Asylum Support Office : https://easo.europa.eu/. Un régime d’asile européen commun (RAEC) rassemble les textes des dispositions communes prises par les États membres(19)Définition du RAEC par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides https://ofpra.gouv.fr/fr/asile/vers-un-regime-d-asile-europeen/definition-du-raec ; « Analyse juridique. Le régime d’Asile européen commun – Introduction à l’attention des juridictions », EASO, août 2016 https://easo.europa.eu/sites/default/files/easo-introduction-to-ceas-ja_fr.pdf ; « Le régime d’asile européen commun », Commission européenne, 2014, https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/e-library/docs/ceas-fact-sheets/ceas_factsheet_fr.pdf.

Le droit d’asile en France : textes et résumé de la procédure

En France le droit d’asile relève des conventions internationales et de la « Loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie », dite « Loi asile-immigration »(20)Loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie (Journal officiel du 11 septembre 2018) https://www.immigration.interieur.gouv.fr/Conteneur-contextuel/Les-derniers-textes/Loi-n-2018-778-du-10-septembre-2018-pour-une-immigration-maitrisee-un-droit-d-asile-effectif-et-une-integration-reussie-Journal-officiel-du-11-septembre-2018, ainsi que du Livre VII du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), dont l’article L.711-1 dispose : « la qualité de réfugié est reconnue à toute personne persécutée en raison de son action en faveur de la liberté ainsi qu’à toute personne sur laquelle le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés exerce son mandat aux termes des articles 6 et 7 de son statut (…) ou qui répond aux définitions de l’article 1er de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés ».

Différents types de protection internationale existent :

  • l’« asile constitutionnel » reconnu à toute personne en raison de son action en faveur de la liberté(21)Article L. 711-1 du CESEDA;
  • le statut de réfugié qui est l’issue favorable à l’examen de l’éligibilité du demandeur d’asile selon les termes de la Convention de Genève ou du statut du HCR tels que repris dans le CESEDA en France. Les personnes reconnues réfugiées sont placées sous la protection juridique et administrative de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et ont vocation à bénéficier d’une carte de résident de 10 ans(22)Définition du statut de réfugié par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides : https://www.ofpra.gouv.fr/fr/asile/les-differents-types-de-protection/le-statut-de-refugie ;
  • le bénéfice de « la protection subsidiaire » est reconnu aux personnes qui ne sont pas éligibles au statut de réfugié mais obtiennent une protection du fait de leur exposition à ces trois situations en cas de retour dans leur pays: (a) la peine de mort ou une exécution, (b) la torture ou des peines ou traitements inhumains ou dégradants, (c) pour des civils, une menace grave et individuelle contre sa vie ou sa personne, en raison d’une violence aveugle résultant d’une situation de conflit armé interne ou international.(23)Article L.712-1 du CESEDA Les personnes qui bénéficient de la protection subsidiaire en France reçoivent un titre de séjour temporaire intitulé « Vie privée et familiale » d’une durée quatre ans.

La procédure de demande du droit d’asile, qui est confidentielle, se déroule en France selon les étapes suivantes, (très résumées), administrées par les institutions respectives :

  1. Le dispositif national d’accueil du demandeur d’asile en France est institué par l’Office Français de l’Immigration et de l’Insertion (OFII). La personne se rend dans une structure de premier accueil pour demandeur d’asile (SPADA) où il se fait préenregistrer pour un rendez-vous au guichet unique pour demandeur d’asile (GUDA) en préfecture. Depuis le 2 mai 2018, en Île-de-France, les demandeurs d’asile doivent passer par la plateforme téléphonique pour obtenir un rendez-vous. Lors du rendez-vous au GUDA la demande d’asile est enregistrée par un agent en préfecture, puis le demandeur a un entretien avec un agent de l’OFII pour bénéficier des conditions matérielles d’accueil (hébergement et allocation pour demandeur d’asile (ADA)). Dès son enregistrement, le demandeur d’asile dispose de 21 jours pour déposer son dossier à l’OFPRA qui est l’instance compétente du ministère de l’Intérieur pour instruire la demande de protection internationale, dont un « Officier de protection » assurera un entretien déterminant avec le demandeur d’asile, en présence d’un interprète.
  2. En cas de rejet de la demande par l’OFPRA, le demandeur d’asile dispose d’un mois pour déposer son recours en appel à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Celle-ci est une juridiction administrative sous la tutelle du Conseil d’État. La formation de jugement qui entend le requérant dans une salle d’audience de la CNDA, assisté de son avocat et d’un interprète, est composée d’un magistrat président, de deux personnalités qualifiées, nommées en raison de leurs compétences dans les domaines juridique et géopolitique, par le Vice-président du Conseil d’État et par le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, sur avis conforme du Vice-président du Conseil d’État. Selon la demande de l’avocat ou par décision du juge, l’audience peut se dérouler en présence du public ou à huis clos. Après avoir écouté le rapporteur(24)Le rapporteur « analyse, en toute indépendance, l’objet de la demande et les éléments de fait et de droit exposés par les parties, et fait mention des éléments propres à éclairer le débat, sans prendre parti sur le sens de la décision » (article R. 733-25 du CESEDA). (dont la lecture est traduite par un interprète), le requérant et son avocat, le représentant de l’OFPRA (lorsque celui-ci est présent), les trois magistrats délibèrent à voix égale pour répondre à la question de savoir si la situation du requérant relève des critères d’obtention de la protection internationale et si par conséquent la décision rendue par l’OFPRA doit être annulée. Pour délibérer et rendre leur décision, la formation collégiale de trois juges se fonde sur l’entretien avec le requérant, l’ensemble des éléments du dossier résumé par le rapporteur, les textes français de la loi et du CESEDA, les textes européens et internationaux, la jurisprudence européenne et celle du Conseil d’État, les éléments documentaires élaborés et actualisés du CEREDOC(25)CEREDOC : centre de recherche et d’orientation dirigé par un magistrat, qui apporte son expertise juridique et géopolitique aux membres des formations de jugement et aux rapporteurs de la CNDA ainsi qu’aux magistrats de l’ensemble des juridictions administratives. et l’intime conviction. Les trois personnalités indépendantes se complètent de par leurs métiers et parcours respectifs, leur connaissance des pays, de la géopolitique, du droit et de la jurisprudence, des contextes socio-culturels des pays de provenance des requérants. Les trois juges échangent, puis s’entendent sur l’annulation – ou non – de la décision du directeur général de l’OFPRA et l’octroi – ou le rejet – de la protection sollicitée. Ils peuvent aussi demander un délibéré prolongé avec supplément d’instruction. Relevons que le HCR est la seule organisation internationale à siéger dans une juridiction administrative française.

Dans les cas de procédure accélérée, – notamment lorsque les requérants proviennent de pays dits « sûrs », dont la liste est fixée par le conseil d’administration de l’OFPRA « au regard des garanties de protection que les autorités de ces pays offrent contre les persécutions et les mauvais traitements, ainsi que sur les sanctions qu’elles prévoient en cas de violation avérée des droits individuels – la formation statue à juge unique (et non pas collégiale)(26)Liste des pays pouvant être considérés comme des pays d’origine sûrs. Liste établie par Décision du Conseil d’administration de l’OFPRA du 9 octobre 2015. https://ofpra.gouv.fr/sites/default/files/atoms/files/151017_jorf_decision_ca_ofpra_du_9_octobre_2015.pdf.

En amont de l’état d’urgence sanitaire, l’audience à juge unique représentait environ 30% des audiences, les autres se déroulant dans la collégialité des 3 juges.

Points marquants de l’exercice de la demande d’asile en France pendant l’état d’urgence sanitaire lié à l’épidémie de la Covid-19

La continuité des services publics de la demande d’asile suspendue en Île-de-France

Le 12 mars 2020, le président de la République s’est adressé aux Français pour les informer de la propagation rapide du coronavirus Sars-Cov-2 en France et de la nécessité de prendre des mesures drastiques de prévention pour éviter que les services de réanimation des hôpitaux ne soient submergés au point de ne pouvoir accueillir l’ensemble des patients présentant des formes sévères de la maladie Covid-19. Le Conseil scientifique auprès du président Macron a préconisé un confinement de la population qui a été appliqué à partir du 17 mars(27)Ministère des Solidarités et de la Santé, Avis du Conseil scientifique Covid-19, https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/dossiers-de-presse/article/covid-19-conseil-scientifique-covid-19.

Les services publics et les associations d’aide aux migrants (dont les demandeurs d’asile), n’étaient, pas plus que d’autres, préparés du point de vue sanitaire à faire appliquer en leur sein les mesures barrières pour protéger de la contamination les accueillis et les accueillants, notamment parce que la distanciation préconisée d’un mètre entre chaque personne n’était pas immédiatement applicable dans certains locaux, et que les masques et le gel hydro-alcoolique n’étaient alors pas disponibles en quantités suffisantes. Il s’en est suivi la fermeture de nombreux services publics et la suspension de nombreuses activités associatives, aussi parce que dans le cadre de la Loi d’urgence sanitaire tout regroupement de personnes a été interdit, puis limité à quelques personnes. Ainsi, pour ne citer que cet exemple, les permanences de La Cimade dont les bénévoles ont pour vocation, entre autres, de conseiller et d’accompagner les demandeurs d’asile tout au long de leur procédure, depuis le remplissage du formulaire à soumettre à l’OFPRA, à la demande d’aide juridictionnelle et à la formulation du recours en appel auprès de la CNDA, ont dû fermer, d’autant plus contraintes que les locaux qui hébergent ces activités, dont les temples, ont également fermé. La Cimade a néanmoins pu maintenir son soutien en organisant des permanences téléphoniques, puis a pu reprendre sa « permanence asile Luxembourg » le 9 juin, sur rendez-vous, limitée à 10 personnes, 5 bénévoles et 5 accueillis.

Dans la période de confinement, l’accueil de la plateforme téléphonique de premier accueil de l’OFII en Île-de-France a fermé le 23 mars et indiquait sur un répondeur avoir cessé son activité et annulé tous les rendez-vous déjà pris en GUDA, tous fermés à cette date. L’OFPRA et la CNDA ont interrompu les entretiens pour le premier, les audiences pour la seconde à partir du 16 mars. L’introduction de la demande d’asile (enregistrée lors des étapes antérieures) auprès de l’OFPRA a néanmoins pu continuer puisqu’elle se fait par voie postale). Les titres de séjour dont la validité arrivait à échéance pendant la période de confinement ont été prolongés de trois mois, par l’ordonnance 2020-328 du 25 mars 2020(28)Ordonnance 2020-328 du 25 mars 2020 portant prolongation de la durée de validité des documents de séjour. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000041757041.

Le confinement, dont la durée initiale devait expirer le 31 mars a été prolongé, la plateforme téléphonique et les bureaux de préfecture de l’accueil de la demande d’asile sont restés fermés au public « jusqu’à nouvel ordre ». Cette impossibilité d’exercer en France une liberté fondamentale a enfreint plusieurs dispositions de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales du Conseil de l’Europe. La Commission européenne a rappelé le 16 avril que « l’enregistrement de la demande d’asile doit être maintenu ». La (non) situation administrative, la précarité et la vulnérabilité dans laquelle ces demandeurs d’asile pris au dépourvu face à l’application soudaine des mesures de confinement à l’ensemble de la population française, les exposaient en outre à l’infection par le coronavirus. De son côté, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a exigé la libération de quelque 300 demandeurs d’asile hébergés dans des camps hongrois à la frontière de la Serbie, dans des conditions de détention inacceptables et sans motif valable(29)« La Hongrie libère des migrants détenus illégalement depuis des années », Le Monde, 21 mai 2020, https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/21/la-hongrie-libere-des-migrants-detenus-illegalement-depuis-des-annees_6040366_3210.html, « La Hongrie va fermer ses camps controversés de migrants en zone de transit », RFI, 21 mai 2020, http://www.rfi.fr/fr/europe/20200521-la-hongrie-va-fermer-camps-controvers%C3%A9s-migrants-en-zones-transit.

Le HCR a publié le 9 avril 2020 une note intitulée « Practical recommendations and good practice to address protection concerns in the context of the Covid-19 epidemic »(30)“Practical Recommendations and Good Practice to Address Protection Concerns in the Context of the Covid-19 Epidemic”, UNHCR, Regional Bureau for Europe, April 9 2020. [Recommandations et bonnes pratiques pour répondre aux préoccupations en matière de protection dans le contexte de l’épidémie de Covid-19] par laquelle l’organisation des Nations unies décline les pratiques possibles assurant la continuité des services de protection pour les demandeurs d’asile, les réfugiés et les apatrides, citant en exemple selon les mesures prises les États européens, et émet un certain nombre de recommandations, dont les suivantes :

  • considérer une exemption explicite d’entrée pour les demandeurs d’asile alors que les frontières de l’espace Schengen sont fermées, maintenir l’accès aux territoires dans le respect du « principe de non-refoulement »(31)Le paragraphe 1 de l’article 33 de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés dispose que « Aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières d’un territoire où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social ou de ses opinions politiques », tout en assurant la sécurité sanitaire de tous lors de l’accueil des réfugiés. Le HCR observe alors que la Commission européenne a émis dès le 16 mars une communication sur les exemptions à l’entrée sur les territoires des États de l’Union européenne en faveur des demandeurs d’une protection internationale(32)EC, Communication on Temporary Restrictions on Non-Essential Travel to the EU, 16 March 2020. https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/1/2020/EN/COM-2020-115-F1-EN-MAIN-PART-1.PDF;
  • maintenir l’enregistrement des demandes d’asile (en détaillant toute une série de modalités le rendant compatible avec la prévention de la transmission du virus), et encourager la prorogation de l’ensemble des titres de séjour (statuts de réfugiés, protection subsidiaire et autres cartes de résidents) pour s’assurer de la légalité du séjour et du maintien de l’accès aux droits à l’hébergement, à l’assurance maladie, et aux allocations financières par exemple ;
  • prendre toutes les mesures nécessaires à la prévention de la propagation du virus dans les espaces collectifs (Centres de rétention administrative notamment) tout en insistant sur la nécessité de privilégier les espaces individuels et des alternatives à ces endroits à très haut risque de contracter le coronavirus, ou, pour les personnes fragiles, de développer des formes sévères de la maladie de Covid-19 ;
  • prévenir l’accumulation des retards à l’examen des dossiers, et la note du HCR de citer les exemples de l’Autriche et de la Suisse qui ont adapté les structures d’entretien avec les demandeurs d’asile pour maintenir ceux-ci tout en respectant les mesures de prévention de toute contamination entre les personnes (en mettant par exemple des vitres de plexiglas), pendant que d’autres pays, comme le Royaume-Uni ou la Norvège ont maintenu, par vidéoconférences, les entretiens des demandeurs en présence de leur avocat et de l’interprète localisés en des endroits séparés ;
  • se préparer à une reprise surchargée de l’examen de la demande d’asile, en première instance et en appel, en anticipant les plannings, la formation et le recrutement éventuel de personnels à toutes les étapes de la procédure d’asile. Enfin le HCR fait référence à la publication de l’agence de soutien aux États membres de l’UE concernant la demande d’asile (EASO), note relative à la gestion des retards accumulés.(33)EASO expertise and support with backlog management, overview available at: https://easo.europa.eu/operational-support/types-operations  

En France, la procédure de demande d’asile a été suspendue et les bureaux d’accueil, d’enregistrement (SPADA et GUDA), d’entretien (OFPRA) et de recours (CNDA) ont fermé. C’est dans ce contexte que sept demandeurs d’asile et sept associations, dont la Ligue des droits de l’Homme et le Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), ont saisi le Tribunal administratif (TA) de Paris le 15 avril 2020 par une requête et un mémoire mentionnant l’urgence à considérer l’impossibilité de demander l’asile en France depuis le 22 mars, faisant valoir une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale (celle du droit de demander l’asile) en demandant au juge des référés :

  • d’enjoindre au directeur général de l’OFII, au préfet de police de Paris, au préfet de la région Île-de-France et à chacun des préfets de ses départements, l’enregistrement de la demande d’asile des requérants individuels signataires de la requête et de leur octroyer le bénéfice des conditions matérielles d’accueil,
  • d’ordonner au directeur général de l’OFII, et à ces mêmes préfets, « de reprendre l’enregistrement des demandes d’asiles afin de mettre un terme à l’atteinte grave et manifestement illégale au droit d’asile » ; soit concrètement de rouvrir la plateforme téléphonique et les guichets uniques pour demandeurs d’asile (GUDA), afin d’accueillir les personnes souhaitant solliciter l’asile en Île-de-France et délivrer à ces dernières une attestation de demande d’asile, une attestation de domiciliation, un dossier OFPRA » (…) enjoindre ces mêmes autorités « d’orienter toute personne faisant enregistrer sa demande d’asile en GUDA vers des lieux de mise à l’abri au vu de l’état d’urgence sanitaire incompatible avec une vie à la rue ».

Selon un déroulé motivé, le juge des référés a ordonné le 21 avril 2020 :

  • aux instances préfectorales de rétablir le dispositif d’enregistrement des demandes d’asile « supprimé au mois de mars » […] et de procéder à la réouverture, dans les conditions sanitaires imposées par Covid-19 d’un nombre de GUDA permettant de traiter ce flux » ;
  • à l’OFII « de procéder sans délai à la réouverture de la dite plateforme »(34)Tribunal administratif de Paris. Ordonnance du 21 avril 2020..
  • Et le Tribunal administratif de poursuivre : « Aucune des dispositions de la loi du 23 mars 2020 énumérant les dispositions relatives à l’état d’urgence sanitaire, ni aucun des textes réglementaires pris pour son application n’a pour objet, ni pour effet, d’autoriser les autorités administratives compétentes à ne plus procéder à l’enregistrement des demandes d’asile »(35)Tribunal administratif de Paris. Ordonnance du 21 avril 2020..

Le ministère de l’Intérieur et l’OFII ont demandé l’annulation auprès du Conseil d’État de la dite ordonnance du TA de Paris. Le Conseil d’État statuant au contentieux, a rendu à son tour une ordonnance le 30 avril 2020(36)Conseil d’État. Ordonnance du 30 avril 2020., donnant copie au Défenseur des droits, exigeant du ministère de l’Intérieur et de l’OFII le rétablissement de l’enregistrement des demandes d’asile, dans les conditions sanitaires imposées par la Covid-19, en constatant que la carence de l’État à mettre en œuvre l’enregistrement des demandes d’asile « constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’asile et justifie l’intervention du juge des référés»(37)Conseil d’État. Ordonnance du 30 avril 2020. https://www.conseil-etat.fr/ressources/decisions-contentieuses/dernieres-decisions-importantes/conseil-d-etat-30-avril-enregistrement-des-demandes-d-asile-en-ile-de-france.

Les audiences avec un « juge unique » se substituent à la formation collégiale de jugement des audiences de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA)

Alors que l’OFPRA a rendu publique la décision de reprendre le 25 mai les entretiens dans les conditions sanitaires préconisées en situation d’épidémie de la Covid-19, la CNDA, qui n’avait rendu aucune décision pendant deux mois, entre la mi-mars et la mi-mai, a publié sur son site internet le 11 mai les modalités de « reprise des activités »(38)CNDA. État d’urgence sanitaire : reprise des activités à la Cour, http://www.cnda.fr/La-CNDA/Actualites/Etat-d-urgence-sanitaire-Reprise-d-activite-a-la-Cour.

Ces conditions de reprise constituent le deuxième fait marquant qui concerne la procédure de la demande d’asile, à l’échelle nationale cette fois en France, relatif à l’émission par le Gouvernement de l’ordonnance N°2020-558 du 13 mai 2020 modifiant celle du 25 mars 2020 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l’ordre administratif, apportant des « compléments sur les modalités de fonctionnement de la Cour pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire » prorogé jusqu’au 10 juillet 2020. Les audiences sont limitées à 10 par jour (10 salles) et se déroulent à huis-clos.

Deux décisions principales sont annoncées :

  1. Le point de départ des délais de recours pour contester la décision du directeur général de l’OFPRA est fixé au 24 mai, et donc les recours devront être introduits au plus tard le 25 juin 2020. C’est aussi à partir du 24 mai que repart le délai de 15 jours pour présenter une demande d’aide juridictionnelle devant la Cour. Initialement la date prévue correspondait à l’expiration de la loi sur l’état d’urgence sanitaire (le 10 juillet).
  2. Pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire « toutes les audiences se tiendront à juge unique pour l’ensemble des recours, y compris ceux qui ont donné lieu à une décision du directeur de l’OFPRA instruite en procédure normale. Le juge statuant seul conserve la faculté de renvoyer le jugement de l’affaire devant une formation collégiale en cas de « difficulté sérieuse ». En outre, « la prise en compte des considérations sanitaires entraîne que certaines audiences pourront être tenues en vidéo-audience par le magistrat siégeant en juge unique. Les parties en seront informées avant l’audience »(39)Ordonnance du Gouvernement du 13 mai relative aux modalités de fonctionnement de la Cour pendant l’état d’urgence sanitaire, http://www.cnda.fr/La-CNDA/Actualites/Etat-d-urgence-sanitaire-adaptation-des-regles-de-procedure-devant-la-Cour-complement. Ces dispositions sont mises en place jusqu’au 10 juillet 2020 (fin de l’état d’urgence sanitaire), période pendant laquelle il n’y aurait donc pas d’audience collégiale à la CNDA.

Ces décisions ont été commentées dans la presse par le journal Le Monde(40)J. Pascual, « Droit d’asile : la reprise des audiences avec un juge unique critiquée », Le Monde, 27 mai 2020, https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/27/droit-d-asile-la-reprise-des-audience-avec-un-juge-unique-critiquee_6040909_3224.html, et par trois universitaires dans le journal Libération qui invalident nombre d’arguments déclinés dans l’ordonnance du 13 mai 2020 et appellent à « ne pas sacrifier sur l’autel de la sécurité sanitaire les droits des demandeurs d’asile »(41)J. Fernandez, T. Fleury Graff, A. Marie, « Asile et Covid-19 : l’effet d’aubaine ? », tribune dans le journal Libération, 18 mai 2020, https://www.liberation.fr/debats/2020/05/18/asile-et-covid-19-l-effet-d-aubaine_1788453. Les auteurs de la tribune regrettent que le dispositif mis en place rende le recours au juge unique systématique sauf « difficulté sérieuse », alors qu’il est une exception en droit d’asile, et insistent sur le fait que l’entretien de trois juges avec le requérant est un élément clé pour apprécier la légitimité de celui-ci à bénéficier de la protection subsidiaire ou du statut de réfugié. En outre le juge unique dispose de cinq semaines pour rendre la décision alors que la formation de jugement collégiale dispose de cinq mois. Sans se limiter aux arguments juridiques pour montrer l’atteinte au droit d’asile des requérants en appel devant la Cour, les universitaires répondent aux éléments de nature sanitaire invoqués dans l’ordonnance en montrant que la collégialité des formations de jugement pourrait être maintenue dans le respect des « mesures barrières » préconisées par le ministère des Solidarités(42)Ministère des solidarités et de la santé https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/. Ils rappellent que le délai de carence de trois mois mis en place à l’automne 2020 pour l’accès aux soins des demandeurs d’asile n’a pas été supprimé en situation épidémique.

Par ailleurs neuf associations dont l’association ELENA France qui regroupe les avocats praticiens du droit d’asile, La Cimade, Avocats pour la défense des étrangers (ADDE), Dom’asile, et le Syndicat des avocats de France, ont saisi le Conseil d’État par un référé-suspension reçu le 19 mai(43)SCP F. Rocheteau et C. Uzan-Sarano, Avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, Référé-suspension adressé au Conseil d’État, section du contentieux, requête introductive d’instance. Reçue par le CE le 19 mai 2020..

Les associations d’avocats demandent :

  • à titre principal de suspendre l’exécution de l’ordonnance du 13 mai 2020 attaquée jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur sa légalité et « notamment son article 1er modifiant l’ordonnance n° 2020-503 du 25 mars 2020 en prévoyant que “2° Après l’article 4, il est inséré un article 4-1 ainsi rédigé: “La procédure prévue au deuxième alinéa de l’article L. 731-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, par laquelle le président de la Cour nationale du droit d’asile ou le président de formation de jugement qu’il désigne à cette fin statue seul, est applicable à l’ensemble des recours mentionnés au premier alinéa du même article.”, et 3° “L’article 7 est ainsi modifié : […] c) […] “Le président de la juridiction peut autoriser un magistrat statuant seul à tenir l’audience par un moyen de télécommunication audiovisuelle depuis un lieu distinct de la salle d’audience” ».
  • Et demandent à « titre subsidiaire d’enjoindre au Premier ministre, de modifier l’article 4-1 de l’ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 telle qu’issu de l’ordonnance n° 2020-558 du 13 mai 2020, pour prévoir que le juge unique qui serait appelé à statuer en application de ces dispositions sur des recours relevant normalement de la formation de jugement collégiale de la Cour nationale du droit d’asile, statue dans un délai de cinq mois, et non de cinq semaines, à compter de sa saisine ». S’est ensuite posée la question de savoir si l’article de l’ordonnance du 13 mai ci-dessus mentionnée, permettant à la CNDA de recourir de manière systématique à un juge unique (au lieu de la collégialité) est légale.

Le Conseil d’État, statuant au contentieux, après avoir convoqué les parties à une audience publique le 5 juin, a rendu une ordonnance le 8 juin 2020, par laquelle la plus haute juridiction administrative ordonne que(44)Conseil d’État. Association ELENA France et autres, GISTI et la Fédération des associations de solidarité avec tout(e)s les immigré(e)s, le Conseil national des Barreaux. Ordonnance du 8 juin 2020. https://www.conseil-etat.fr/ :

  • le juge unique qui serait appelé à statuer sur des recours relevant normalement de la formation de jugement collégiale de la Cour nationale du droit d’asile devrait statuer dans un délai de cinq mois et non de cinq semaines ;
  • l’exécution des dispositions du 2° de l’article 1er de l’ordonnance du 13 mai autorisant le recours systématique à un juge unique pour examiner l’ensemble des recours portés devant la CNDA y compris ceux relevant habituellement d’une formation de jugement collégiale, est suspendue.

Les motivations de l’ordonnance du CE du 8 juin sont précises : la possibilité pour les requérants de bénéficier d’une « décision de justice rendue par une formation collégiale dans des conditions garantissant l’égalité des citoyens devant la loi et le respect des droits de la défense » ;  l’incompatibilité de l’ordonnance du 13 mai avec la Directive du Parlement et du Conseil de l’Union européenne du 26 juin 2013(45)Directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale. https://eurlex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2013:180:0096:0116:FR:PDF « qui garantit que les demandeurs d’asile disposent d’un droit à un recours effectif contre les décisions refusant de faire droit à une demande de protection internationale ». L’ordonnance reprend l’argument de la requête et du mémoire du Conseil national des barreaux du 26 mai et du 4 juin selon lequel l’ordonnance contestée « fait de la formation à juge unique la formation de droit commun en lieu et place de la formation collégiale, alors qu’une telle mesure n’est pas nécessaire à la lutte contre la propagation de l’épidémie ». L’ordonnance du CE rappelle la composition de la formation de jugement collégiale de la Cour nationale du droit d’asile, composée d’un président et de deux personnalités qualifiées, nommées en raison de leurs compétences dans les domaines juridique et géopolitique, par le Vice-président du Conseil d’État et par le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, sur avis conforme du Vice-président du Conseil d’État. Ce sont les interventions de cette formation collégiale qui ont été écartées par l’ordonnance du 13 mai. Si le Conseil d’État admet que des règles aient été adoptées dans un contexte de situation épidémique particulière, la situation ayant évolué favorablement fait naître « un doute sérieux quant à la légalité des dispositions critiquées eu égard au caractère général et systématique de la dérogation adoptée ». Le Conseil d’État reconnaît également « la garantie que présente, pour les demandeurs d’asile, la collégialité des formations de jugement en principe instituées par le législateur ».

Discussion : ce que nous pouvons retenir des aspects sanitaires et juridiques du droit d’asile en France en période d’état d’urgence sanitaire

L’accès à la protection internationale des personnes qui ont dû fuir des persécutions ou des pays en situation de conflits armés, se dirigeant vers l’un des États membres de l’Espace Schengen, a été de fait, réduit, voire impossible, en situation de pandémie, les frontières de cet espace ayant été fermées. Or les conflits armés, les attaques dans le Sahel, au Moyen-Orient, au Yémen, et dans d’autres parties de la planète, se sont poursuivis en dépit de la pandémie ainsi que l’ont déploré le Secrétaire général et les agences des Nations unies, ainsi que l’association International Crisis Group, qui a publié le 26 mai la « Watch List » actualisée, analysant plus particulièrement les situations politiques en Côte d’Ivoire (en amont des élections présidentielles de cette année), en Birmanie, au nord de la Syrie, au Yémen et au Venezuela(46)Watch List 2020 – Spring Edition, International Crisis Group, https://www.crisisgroup.org/global/watch-list-2020-spring-edition. De son côté l’envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée confirme que sur la période mars-avril, ont été recensées 370 000 personnes déplacées dans trois pays du Sahel : le Niger, le Burkina Faso et le Mali(47)V. Cochetel (Webinar), “The impact of Covid-19 on undocumented migrants in Europe” organisé par le Centre national de coopération au développement (réunissant 90 ONG belges de solidarité internationale) CNCD-11.11.11, le 12 mai 2020, https://www.youtube.com/channel/UCB1sNy1b-o6C9Gyda-9cVjw.

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, « les départs de Libye ont déjà quadruplé au cours des trois premiers mois de cette année par rapport à la même période en 2019 »(48)« Covid-19 : l’ONU demande un moratoire sur le renvoi des migrants en Libye », ONU info, 8 mai 2020, https://news.un.org/fr/story/2020/05/1068402. Le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme demande « un moratoire sur toutes les interceptions et les retours de migrants en Libye », qui se sont donc poursuivis en période de pandémie et malgré toutes les connaissances disponibles et communiquées sur la situation libyenne et sur la manière dont y sont traités les personnes migrantes. Dans une déclaration conjointe du 21 mai le HCR et l’OIM demandent le débarquement de 160 migrants bloqués en Méditerranée sur les navires du Capitaine Morgan, rappellent que le renvoi en Libye des personnes secourues peut constituer une violation du droit international et appellent les États « à faire tout leur possible pour secourir rapidement les personnes en détresse, car un retard, même de quelques minutes, pourrait faire la différence entre la vie et la mort »(49)« Méditerranée : l’ONU demande le débarquement de 160 migrants bloqués sur les navires du Capitaine Morgan », ONU Info, 21 mai 2020, https://news.un.org/fr/story/2020/05/1069322.

En outre, plusieurs des frontières entre pays de l’Union européenne ont également été fermées, notamment entre la France et la Belgique, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie, l’Espagne, interdisant, de fait, aux personnes « en route » entre leur pays d’origine et la France, de parvenir à demander l’asile en France ou dans d’autres États européens.

Outre les obstacles liés au parcours migratoire, nous avons vu que la procédure de la demande d’asile a été totalement interrompue en Île-de-France pendant plusieurs semaines, et cela à chacune des étapes : l’enregistrement, l’entretien, le recours devant la CNDA des décisions de rejet de l’OFPRA. Saisis, le Tribunal administratif de Paris et le Conseil d’État ont reconnu l’« atteinte grave » à la « liberté fondamentale » du droit à demander l’asile en France, et ordonné la reprise des activités d’enregistrement et la réouverture des bureaux dédiés des préfectures, toujours dans le respect des préconisations sanitaires des autorités nationales. L’OFPRA a repris les entretiens le 25 mai 2020. La CNDA a repris les audiences avec un juge unique, à huis clos, le 27 mai à raison de 10 par jour (dans 10 salles), dans des conditions juridiques contestées, ainsi que nous l’avons présenté.

Ainsi que le rappelle le CE dans son ordonnance du 8 juin, l’état d’urgence sanitaire et les ordonnances qui ont été prises par le gouvernement dans ce cadre n’avaient que pour « seules fins de limiter la propagation de l’épidémie de Covid-19 ». Or, en effet, le maintien des audiences à juge unique ne semble pas justifié non plus du point de vue épidémiologique jusqu’au 10 juillet (date d’échéance de l’état d’urgence sanitaire), pendant que les autorités de santé observent le ralentissement de la propagation du virus, la réduction du nombre de patients hospitalisés et en réanimation, et que le Premier ministre autorise à partir du 2 juin la circulation des personnes sur l’ensemble du territoire, l’ouverture des terrasses des cafés, bars et restaurants, continue d’imposer le port obligatoire du masque dans les transports en commun, que les magasins ont tous rouverts. La CNDA a par ailleurs mis en place des mesures sanitaires strictes de prévention de la transmission du virus entre toutes les personnes qui travaillent ou se rendent à la Cour, en limitant le nombre d’audiences à dix par jour, en déclarant d’entrée de jeu le huis-clos, en invitant le requérant à venir seul et en l’accompagnant selon une circulation bien établie au sein de l’établissement, autant de mesures limitant le nombre de personnes présentes au sein de la Cour, et le nombre de contacts suivant à la lettre les recommandations du ministère de la Santé. La collégialité de la formation de jugement en présentiel est compatible avec le respect des mesures barrières telles que recommandées par le ministère de la Santé, l’Académie de médecine et l’Académie des sciences (des communiqués et des fiches « experts » et « grand public » sont à la disposition de tous)(50)Académie nationale de médecine, voir tous les « Communiqués » de la Cellule de veille de l’épidémie de la Covid-19 dans les différentes dimensions médicales, mentales et sociales de l’épidémie en France http://www.academie-medecine.fr/ ; Académie des sciences, vidéos avec les scientifiques https://www.academie-sciences.fr/fr/Seances-publiques/covid-19-seance-exceptionnelle.html ; Et publication des Fiches « Experts » et « Grand public » https://www.academie-sciences.fr/fr/Rapports-ouvrages-avis-et-recommandations-de-l-Academie/questions-scientifiques-sur-la-maladie-a-coronavirus-covid-19.html. L’énoncé de la requête des associations d’avocats ci-dessus mentionnée souligne lors de l’exposé de ses motifs que « la collégialité est déterminante en matière d’asile, notamment eu égard à la présence dans la formation de jugement d’un membre du HCR, qui constitue une garantie importante pour le demandeur d’asile »(51)SCP F. Rocheteau et C. Uzan-Sarano. Avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Référé-suspension adressé au Conseil d’État, section du contentieux. Requête introductive d’instance, p. 19. Reçue par le CE le 19 mai 2020.. Le juge assesseur du HCR est pleinement partie prenante de la formation de jugement, consulté, écouté et respecté par le président de la formation de jugement et par le juge assesseur du Conseil d’État, notamment pour sa connaissance des contextes des pays de provenance des demandeurs d’asile, pour son parcours, pour ses compétences parfois multidisciplinaires (juridiques mais aussi médicales, sanitaires, mentales, et sanitaires notamment vis-à-vis des violences). Ce juge HCR délibère à voix égale avec les autres magistrats.

D’autres instances se sont positionnées dans le même esprit que le Conseil d’État ce 8 juin. La Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), créée en 1947, est chargée par la loi « d’appeler publiquement l’attention du Parlement et du gouvernement sur les mesures qui lui paraissent de nature à favoriser la protection et la promotion des droits de l’Homme »(52)Loi N° 2007-292 du 5 mars 2007 relative à la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, article 1, alinéa 1.. Le Président de la CNCDH a adressé le 3 mai une lettre au Premier ministre motivant que « les juridictions administratives, judiciaires et constitutionnelle doivent retrouver un fonctionnement normal sans délai »(53)Président de la CNCDH. Lettre au Premier ministre. 3 mai 2020. https://www.cncdh.fr/fr/publications/observations-concernant-le-projet-de-loi-prorogeant-letat-durgence-sanitaire-et. Faisant référence à la loi 2020-546 du 11 mai 2020 prorogeant l’état d’urgence sanitaire et complétant ses dispositions, la CNCDH a publié le 26 mai 2020 un avis intitulé : « La prorogation de l’état d’urgence sanitaire et les libertés »(54)CNCDH. La prorogation de l’état d’urgence sanitaire et les libertés. Avis adopté en Assemblée plénière le 26 mai 2020. https://www.cncdh.fr/fr/actualite/adoption-de-lavis-prorogation-de-letat-durgence-sanitaire-et-libertes, par lequel la CNCDH « réitère ses préoccupations quant au régime d’exception instauré en France pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Elle attire l’attention sur l’ampleur des restrictions aux droits fondamentaux apportées par le maintien de l’état d’urgence sanitaire et les mesures adoptées dans ce cadre – qui vont parfois bien au-delà de la réponse à la crise sanitaire – tant en ce qui concerne les libertés publiques et les droits sociaux que l’organisation et le fonctionnement de la justice, ainsi que sur les problèmes soulevés par le recours aux systèmes d’information. La CNCDH formule onze recommandations à l’intention des pouvoirs publics afin de garantir un meilleur respect des droits de l’Homme », dont la recommandation N° 4 qui « invite à rétablir dans les plus brefs délais le fonctionnement normal de l’ensemble des juridictions judiciaires (pénales, civiles, sociales) et administratives, afin d’assurer un accès plein et entier au juge sur la totalité du territoire national ».

Plus précisément pour ce qui concerne le droit d’asile, la CNCDH déplore qu’« au-delà de la fermeture des frontières qui entrave leur parcours d’exil et l’exercice même du droit constitutionnel et conventionnel de demander l’asile, les demandeurs d’asile et les réfugiés voient leur vulnérabilité aggravée par l’insuffisance évidente des dispositifs de premier accueil. Plus largement l’insécurité juridique en matière de titre de séjour des personnes migrantes les place dans une situation de précarité économique et sociale accrue »(55)CNCDH. La prorogation de l’état d’urgence sanitaire et les libertés. Avis adopté en Assemblée plénière le 26 mai 2020, page 6. https://www.cncdh.fr/fr/actualite/adoption-de-lavis-prorogation-de-letat-durgence-sanitaire-et-libertes. La CNCDH dans cet avis rappelle que « le service public de la justice est l’un des piliers de l’état de droit ». Sur l’organisation et le fonctionnement de la justice, la CNCDH affirme enfin que « le rétablissement de l’accès au juge doit être plein et entier, l’extension de la possibilité de statuer sans audience, du recours à la visioconférence et à un juge unique, n’étant pas justifiée par la lutte contre l’épidémie »(56)CNCDH. La prorogation de l’état d’urgence sanitaire et les libertés. Avis adopté en Assemblée plénière le 26 mai 2020, page 11. https://www.cncdh.fr/fr/actualite/adoption-de-lavis-prorogation-de-letat-durgence-sanitaire-et-libertes.

La reprise progressive des activités en faveur des demandeurs d’asile

La Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), publie le 11 mai 2020 les informations sur la reprise d’activités et ce que la seconde phase de déconfinement implique pour les demandeurs d’asile(57)FAS. Asile : enjeu du déconfinement et reprise des activités. 11 mai 2020. https://www.federationsolidarite.org/publics/refugies-et-migrants/11344-asile-enjeux-du-déconfinement-et-reprise-d’activité. La FAS a demandé à la Direction générale des étrangers en France (DGEF) que les décisions de non-remises à la rue, de retrait ou suspension des conditions matérielles d’accueil, prises pendant le confinement soient prorogées au moins pendant toute la durée de l’état d’urgence sanitaire. La validité des attestations des demandeurs d’asile arrivant à échéance entre le 15 mars et le 15 juin, ont été automatiquement prolongées de 90 jours. « L’ensemble des associations demandent la suspension des mesures restrictives dans l’accès aux soins de santé des personnes étrangères (délai de carence pour les demandeurs d’asile et restrictions relatives à l’aide médicale d’état) ». L’OFFI a mis en ligne des contacts de permanences relatives à l’allocation pour demandeur d’asile (ADA). À partir du 11 mai des nouvelles convocations pour des entretiens de demande d’asile ou du statut d’apatride ont été envoyées par l’OFPRA par voie postale.

La presse s’inquiète de la « fin annoncée des mesures d’urgences » pour les personnes sans abri. La journaliste Isabelle Rey-Lefebvre rapporte que ce printemps, l’État a rallongé son budget consacré à l’hébergement d’urgence de 65 millions d’euros(58)I. Rey-Lefebvre. Sans-abri : la fin annoncée des mesures d’urgence. Les associations redoutent la fermeture, le 10 juillet, des places mises à disposition pendant le confinement. Le Monde, 4 juin 2020. 178 000 personnes ont été hébergées, pour 157 000 d’entre elles dans des structures pérennes ; 14 000 places « grand froid » ont été ouvertes comme « chaque hiver », et prolongées cette année jusqu’au 10 juillet, date de la fin de l’état d’urgence sanitaire lié à l’épidémie de la Covid-19. 12 700 places ont été réquisitionnées dans l’urgence dans des hôtels, auberges de jeunesse ou internats. Selon le président de la FAS « les familles et les enfants ont tous été hébergés, malheureusement des femmes et hommes seuls sont restés à la rue ». La mairie de Paris avec les associations a pu assurer 17 000 repas par jour. Des centres dits « Covid » ont été ouverts pour une capacité de 3 000 places pour isoler et soigner les malades non graves, dont « un tiers seulement ont finalement servi » selon Isabelle Rey-Lefebvre. 90 000 personnes ont bénéficié de chèques-services pour s’alimenter et acheter des produits d’hygiène. Le Samu social demande la pérennisation du plus grand nombre de places possible et son président à Paris doit rendre au ministre du logement un rapport sur « l’après-10 juillet » d’ici à la fin juin. Les acteurs sociaux témoignent de leur enthousiasme à avoir pu travailler ensemble avec les associations, les municipalités, et l’État.

En conclusion, la rapidité de la propagation de l’épidémie de coronavirus Sars-CoV-2 a surpris les soignants, les systèmes de santé dans leur ensemble (pas uniquement les hôpitaux), les professionnels de la santé publique, la société civile, le gouvernement et le chef de l’État. Ceci a été largement débattu, médiatisé et va continuer de l’être. Nous avons souhaité attirer l’attention sur une situation qui nous a semblé moins débattue : celle tout à fait singulière de la demande d’asile en France, et tenter de décrire en quoi celle-ci a pu être affectée au point de constituer une « atteinte grave » à une « liberté fondamentale » selon les termes des juridictions administratives saisies. Si la protection de la population dans son ensemble a été l’impératif sanitaire immédiat, la prolongation de l’état d’urgence sanitaire et les ordonnances qui ont été prises dans ce cadre, ont mis les demandeurs d’asile, les associations qui les accompagnent, leurs défendeurs et les juridictions, dans des situations complexes. Les responsables des juridictions ont pu être tiraillées entre la nécessité de protéger les personnes, sans pour autant sacrifier les droits fondamentaux, tout en décidant par cette ordonnance du 13 mai de privilégier la prévention de la contamination, au risque de sacrifier une liberté fondamentale. Mais l’état d’urgence sanitaire a ses limites, et la situation sanitaire actuelle ne justifie pas que le droit d’asile, dans toutes ses dimensions, soit sacrifié. Ainsi le Conseil d’État et la Commission nationale consultative des droits de l’Homme se sont rejoints pour affirmer que les restrictions à l’exercice du droit d’asile en France ne sont pas justifiées et que les étapes de la procédure peuvent reprendre selon la législation, sans exception, dans les établissements respectifs et dans le respect des recommandations sanitaires.

Biographie – Dominique Kerouedan

Médecin de santé publique et de médecine sociale, docteur en épidémiologie et santé publique, licenciée en droit et diplômée de philosophie, spécialiste des politiques, stratégies et évaluation de l’aide internationale en appui aux systèmes de santé des pays en développement avec une expérience de terrain d’une trentaine d’années particulièrement dans les camps de réfugiés Afghans au Pakistan, dans quelques États d’Afrique francophone et à Madagascar. Fondatrice et conseillère scientifique de la spécialisation « Global Health » à la Paris School of International Affairs de Sciences Po. https://www.sciencespo.fr/psia/content/global-health-concentration.html 

Juge assesseur nommée par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) depuis septembre 2019.

Membre correspondant de l’Académie de Médecine et de l’Académie des Sciences d’Outre-mer. Titulaire de la Chaire Savoirs contre pauvreté du Collège de France (2012-2013) Géopolitique de la santé mondiale. https://www.college-de-france.fr/site/dominique-kerouedan/index.htm

References
1 Schéma « Les principales données de l’immigration, le 21 janvier 2020 ». https://www.insee.fr/fr/accueil
2 Schéma « Les principales données de l’immigration, le 21 janvier 2020 ». https://www.insee.fr/fr/accueil
3 « La santé des migrants », Bulletin de l’Académie nationale de Médecine, n° 1-2, Paris, mars-avril 2019, p. 9-41.
4 M. Gentilini (rapporteur), « L’immigration en France : situation sanitaire et sociale », Académie de Médecine, 25 février 2020, http://www.academie-medecine.fr/limmigration-en-france-situation-sanitaire-et-sociale/ Bull Acad Natl Med 2020;204:455-69
5 « La santé et l’accès aux soins des migrants : un enjeu de santé publique », Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), N° 19-20, 5 septembre 2017, mis à jour le 5 juillet 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/docs/bulletin-epidemiologique-hebdomadaire-5-septembre-2017-n-19-20-la-sante-et-l-acces-aux-soins-des-migrants-un-enjeu-de-sante-publique
6 Ministère des solidarités et de la santé. Instruction N° DGS/SP1/DGOS/SDR4/DSS/SD2/DGCS/2018/143 du 8 juin 2018 relative à la mise en place du parcours de santé des migrants primo-arrivants, http://circulaire.legifrance.gouv.fr/index.php?action=afficherCirculaire&hit=1&r=43755
7 D. Kerouedan, V. Halley des Fontaines, P. Siwek (dir.), La santé des migrants, Dossier spécial de la Revue ADSP du Haut Conseil de la santé publique, à paraître en 2020, https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Adsps
8 P. Artini, S. Soofi, « L’accès aux soins dans le contexte de la protection des demandeurs d’asile et des réfugiés les plus vulnérables », in, La santé des migrants, Dossier spécial de la Revue ADSP du Haut Conseil de la santé publique, à paraître en 2020, https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Adsps
9 Le Collectif national des Permanences d’Accès aux soins de Santé (PASS),  http://www.collectifpass.org/
10 « Des expériences de terrain à des pistes concrètes », Dr Claire Georges,  http://www.collectifpass.org/compte_rendu/colloque-cndp-du-18-juin-2019-phenomenes-migratoires-quels-enjeux-pour-le-systeme-de-sante/
11 Fil Covid-19 et migrations : initiatives de recherche et prises de position, http://icmigrations.fr/fil-covid-19-et-migrations/
12 “Migrants need better access to healthcare, European Academies say”, Allea, 4 May 2020 https://allea.org/migrants-need-better-access-to-healthcare-european-academies-say/
13 Décret du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de la Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041858681&categorieLien=id
14 C. Lazergues, « Les droits des enfants migrants non accompagnés », in D. Kerouedan, V. Halley Desfontaines, P. Siwek (dir.), La santé des migrants, Dossier spécial de la Revue ADSP du Haut Conseil de la santé publique, à paraître en 2020.
15 Convention et Protocole relatifs au statut des réfugiés, HCR, https://www.unhcr.org/fr/4b14f4a62
16 Statut de l’Office du Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés : https://www.unhcr.org/fr/about-us/background/4aeafff76/statut-hcr.html
17 Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ((2000/C 364/01
18 Site internet de l’European Asylum Support Office : https://easo.europa.eu/
19 Définition du RAEC par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides https://ofpra.gouv.fr/fr/asile/vers-un-regime-d-asile-europeen/definition-du-raec ; « Analyse juridique. Le régime d’Asile européen commun – Introduction à l’attention des juridictions », EASO, août 2016 https://easo.europa.eu/sites/default/files/easo-introduction-to-ceas-ja_fr.pdf ; « Le régime d’asile européen commun », Commission européenne, 2014, https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/e-library/docs/ceas-fact-sheets/ceas_factsheet_fr.pdf
20 Loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie (Journal officiel du 11 septembre 2018) https://www.immigration.interieur.gouv.fr/Conteneur-contextuel/Les-derniers-textes/Loi-n-2018-778-du-10-septembre-2018-pour-une-immigration-maitrisee-un-droit-d-asile-effectif-et-une-integration-reussie-Journal-officiel-du-11-septembre-2018
21 Article L. 711-1 du CESEDA
22 Définition du statut de réfugié par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides : https://www.ofpra.gouv.fr/fr/asile/les-differents-types-de-protection/le-statut-de-refugie 
23 Article L.712-1 du CESEDA
24 Le rapporteur « analyse, en toute indépendance, l’objet de la demande et les éléments de fait et de droit exposés par les parties, et fait mention des éléments propres à éclairer le débat, sans prendre parti sur le sens de la décision » (article R. 733-25 du CESEDA).
25 CEREDOC : centre de recherche et d’orientation dirigé par un magistrat, qui apporte son expertise juridique et géopolitique aux membres des formations de jugement et aux rapporteurs de la CNDA ainsi qu’aux magistrats de l’ensemble des juridictions administratives.
26 Liste des pays pouvant être considérés comme des pays d’origine sûrs. Liste établie par Décision du Conseil d’administration de l’OFPRA du 9 octobre 2015. https://ofpra.gouv.fr/sites/default/files/atoms/files/151017_jorf_decision_ca_ofpra_du_9_octobre_2015.pdf
27 Ministère des Solidarités et de la Santé, Avis du Conseil scientifique Covid-19, https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/dossiers-de-presse/article/covid-19-conseil-scientifique-covid-19
28 Ordonnance 2020-328 du 25 mars 2020 portant prolongation de la durée de validité des documents de séjour. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000041757041
29 « La Hongrie libère des migrants détenus illégalement depuis des années », Le Monde, 21 mai 2020, https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/21/la-hongrie-libere-des-migrants-detenus-illegalement-depuis-des-annees_6040366_3210.html, « La Hongrie va fermer ses camps controversés de migrants en zone de transit », RFI, 21 mai 2020, http://www.rfi.fr/fr/europe/20200521-la-hongrie-va-fermer-camps-controvers%C3%A9s-migrants-en-zones-transit
30 “Practical Recommendations and Good Practice to Address Protection Concerns in the Context of the Covid-19 Epidemic”, UNHCR, Regional Bureau for Europe, April 9 2020.
31 Le paragraphe 1 de l’article 33 de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés dispose que « Aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières d’un territoire où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social ou de ses opinions politiques »
32 EC, Communication on Temporary Restrictions on Non-Essential Travel to the EU, 16 March 2020. https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/1/2020/EN/COM-2020-115-F1-EN-MAIN-PART-1.PDF
33 EASO expertise and support with backlog management, overview available at: https://easo.europa.eu/operational-support/types-operations  
34 Tribunal administratif de Paris. Ordonnance du 21 avril 2020.
35 Tribunal administratif de Paris. Ordonnance du 21 avril 2020.
36 Conseil d’État. Ordonnance du 30 avril 2020.
37 Conseil d’État. Ordonnance du 30 avril 2020. https://www.conseil-etat.fr/ressources/decisions-contentieuses/dernieres-decisions-importantes/conseil-d-etat-30-avril-enregistrement-des-demandes-d-asile-en-ile-de-france
38 CNDA. État d’urgence sanitaire : reprise des activités à la Cour, http://www.cnda.fr/La-CNDA/Actualites/Etat-d-urgence-sanitaire-Reprise-d-activite-a-la-Cour
39 Ordonnance du Gouvernement du 13 mai relative aux modalités de fonctionnement de la Cour pendant l’état d’urgence sanitaire, http://www.cnda.fr/La-CNDA/Actualites/Etat-d-urgence-sanitaire-adaptation-des-regles-de-procedure-devant-la-Cour-complement
40 J. Pascual, « Droit d’asile : la reprise des audiences avec un juge unique critiquée », Le Monde, 27 mai 2020, https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/27/droit-d-asile-la-reprise-des-audience-avec-un-juge-unique-critiquee_6040909_3224.html
41 J. Fernandez, T. Fleury Graff, A. Marie, « Asile et Covid-19 : l’effet d’aubaine ? », tribune dans le journal Libération, 18 mai 2020, https://www.liberation.fr/debats/2020/05/18/asile-et-covid-19-l-effet-d-aubaine_1788453
42 Ministère des solidarités et de la santé https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/
43 SCP F. Rocheteau et C. Uzan-Sarano, Avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, Référé-suspension adressé au Conseil d’État, section du contentieux, requête introductive d’instance. Reçue par le CE le 19 mai 2020.
44 Conseil d’État. Association ELENA France et autres, GISTI et la Fédération des associations de solidarité avec tout(e)s les immigré(e)s, le Conseil national des Barreaux. Ordonnance du 8 juin 2020. https://www.conseil-etat.fr/
45 Directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale. https://eurlex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2013:180:0096:0116:FR:PDF
46 Watch List 2020 – Spring Edition, International Crisis Group, https://www.crisisgroup.org/global/watch-list-2020-spring-edition
47 V. Cochetel (Webinar), “The impact of Covid-19 on undocumented migrants in Europe” organisé par le Centre national de coopération au développement (réunissant 90 ONG belges de solidarité internationale) CNCD-11.11.11, le 12 mai 2020, https://www.youtube.com/channel/UCB1sNy1b-o6C9Gyda-9cVjw
48 « Covid-19 : l’ONU demande un moratoire sur le renvoi des migrants en Libye », ONU info, 8 mai 2020, https://news.un.org/fr/story/2020/05/1068402
49 « Méditerranée : l’ONU demande le débarquement de 160 migrants bloqués sur les navires du Capitaine Morgan », ONU Info, 21 mai 2020, https://news.un.org/fr/story/2020/05/1069322
50 Académie nationale de médecine, voir tous les « Communiqués » de la Cellule de veille de l’épidémie de la Covid-19 dans les différentes dimensions médicales, mentales et sociales de l’épidémie en France http://www.academie-medecine.fr/ ; Académie des sciences, vidéos avec les scientifiques https://www.academie-sciences.fr/fr/Seances-publiques/covid-19-seance-exceptionnelle.html ; Et publication des Fiches « Experts » et « Grand public » https://www.academie-sciences.fr/fr/Rapports-ouvrages-avis-et-recommandations-de-l-Academie/questions-scientifiques-sur-la-maladie-a-coronavirus-covid-19.html
51 SCP F. Rocheteau et C. Uzan-Sarano. Avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Référé-suspension adressé au Conseil d’État, section du contentieux. Requête introductive d’instance, p. 19. Reçue par le CE le 19 mai 2020.
52 Loi N° 2007-292 du 5 mars 2007 relative à la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, article 1, alinéa 1.
53 Président de la CNCDH. Lettre au Premier ministre. 3 mai 2020. https://www.cncdh.fr/fr/publications/observations-concernant-le-projet-de-loi-prorogeant-letat-durgence-sanitaire-et
54 CNCDH. La prorogation de l’état d’urgence sanitaire et les libertés. Avis adopté en Assemblée plénière le 26 mai 2020. https://www.cncdh.fr/fr/actualite/adoption-de-lavis-prorogation-de-letat-durgence-sanitaire-et-libertes
55 CNCDH. La prorogation de l’état d’urgence sanitaire et les libertés. Avis adopté en Assemblée plénière le 26 mai 2020, page 6. https://www.cncdh.fr/fr/actualite/adoption-de-lavis-prorogation-de-letat-durgence-sanitaire-et-libertes
56 CNCDH. La prorogation de l’état d’urgence sanitaire et les libertés. Avis adopté en Assemblée plénière le 26 mai 2020, page 11. https://www.cncdh.fr/fr/actualite/adoption-de-lavis-prorogation-de-letat-durgence-sanitaire-et-libertes
57 FAS. Asile : enjeu du déconfinement et reprise des activités. 11 mai 2020. https://www.federationsolidarite.org/publics/refugies-et-migrants/11344-asile-enjeux-du-déconfinement-et-reprise-d’activité
58 I. Rey-Lefebvre. Sans-abri : la fin annoncée des mesures d’urgence. Les associations redoutent la fermeture, le 10 juillet, des places mises à disposition pendant le confinement. Le Monde, 4 juin 2020

Khaled Mansour – Chercheur à l’Arab Reform Initiative

COVID-19 Special // Khaled Mansour est chercheur à l’Arab Reform Initiative. Après dix ans de journalisme, il a travaillé pendant 13 ans dans plusieurs opérations d’aide humanitaire et de maintien de la paix. Il a dirigé la première organisation de défense des droits de l’homme en Égypte avant de se consacrer à l’écriture et à l’enseignement. Nous le rejoignons à Aman pour cette interview sur les impacts de la pandémie Covid-19 dans la région.

Entretien mené par Audrey Sala – Coordination & Communication chez Humanitarian Alternatives.

Pr. Francis Akindès – Université Alassane Ouattara

Spécial COVID-19 // Le professeur Francis Akindès est professeur de sociologie à l’Université Alassane Ouattara à Bouaké en Côte d’Ivoire, où nous le rejoignons pour cet entretien sur la montée du COVID-19 en Côte d’Ivoire comme dans la sous-région.

Propos recueillis par Yvan Conoir, membre du Conseil Scientifique de la revue alternatives Humanitaires.

Covid-19 : Ressources bibliographiques

En complément de la parution des numéros de juillet et novembre 2020 d’Alternatives Humanitaires, tous deux dédiés aux impacts de la Covid-19 dans le champ humanitaire, nous avons dressé et mettons régulièrement à jour une liste de lecture rassemblant des contributions issues des sciences sociales et politiques, des articles de presse généraliste et de vulgarisation scientifique, des rapports d’activité, des tribunes et des reportages en lien avec la pandémie de Covid-19 et ses effets sur l’aide internationale. Non exhaustive, cette sélection d’articles et de ressources en français et en anglais est amenée à s’enrichir au fur et à mesure de l’évolution des connaissances au sujet du virus, des conséquences sociales et géopolitiques de la pandémie, des stratégies de réponse développées pour y faire face ainsi que des débats que ces dernières génèrent. N’hésitez pas à nous signaler des articles qui vous semblent pertinents.

Bonne lecture !

Dernière mise à jour : 05/02/2021

Disclaimer : Alternatives Humanitaires ne saurait être tenu responsable des argumentaires développés dans les articles listés ci-dessous, ni du non-maintien des liens internet pour accéder à leur contenu.

[Digest] Weekly selection from the International Humanitarian Studies Association

Weekly updates, International Humanitarian Studies Associations (IHSA)
Only available in English

Since March 2020, IHSA prepares a weekly collection of blog posts that relate to humanitarian crises, and the responses to crisis from people, communities, politicians, and humanitarians. This selection is chosen to reflect the latest thinking on humanitarian crises, highlighting key issues in migration and displacement, famine and food crisis, politics, human rights, disaster preparedness and response, aid policy and practice, as well as posts and op-eds on the impact of COVID19 on crisis-affected communities and response capacities.

[Digest] Coronavirus / The New Humanitarian

Regular updates, The New Humanitarian
Only available in English

Read all of the coverage of the pandemic by The New Humanitarian here.

[Suivi] COVID-19 / IRIS

Mises à jour régulières, IRIS
Disponible uniquement en français

Suivez les articles publiés par l’IRIS sur l’épidémie de COVID-19, ainsi que ceux de l’Observatoire (Dés)information & Géopolitique au temps du Covid-19.

[Suivi] Conseils de lecture sur le Covid-19 – partie 4

MSF-CRASH
Disponible uniquement en français

L’équipe du Crash a sélectionné des reportages, des articles de vulgarisations scientifiques, des articles de journaux scientifiques, des tribunes ainsi que des contributions issues des sciences sociales sur la crise de la Covid-19. Retrouvez ici la première liste de lecture parue au mois d’avril, la seconde, publiée début mai, puis la troisième, parue en début juillet.


[Rapport] Quelques enseignements de la crise COVID-19 et de ses impacts sur les pratiques IM dans le secteur de l’aide

5 février 2021, CartONG
Also available in English

Depuis avril 2020, CartONG met en œuvre un projet visant à soutenir le secteur humanitaire dans l’adaptation de sa réponse à la crise du COVID-19 en matière de gestion de l’information et de suivi et évaluation (S&E). Sur la base de cette expérience, ce document vise à fournir une analyse des évolutions constatées, notamment celles des flux d’information internes au sein des ONG et des responsabilités qui y sont associées ainsi que celles liées à l’impact de l’utilisation de nouveaux outils de gestion de l’information sur les pratiques. Il s’interroge également sur la manière dont les réflexions sur ces évolutions pourraient contribuer à améliorer la qualité de l’information produite par les ONG de manière plus globale.

[Migration] The virus that shut down the world: The plight of refugees and migrants

29 December 2020, UN News
Only available in English

UN News considers the new challenges faced by refugees and migrants during 2020; from a heightened risk of catching the COVID-19 virus in crowded camps, to being stranded due to travel restrictions, and becoming the targets of criminal gangs.

[Moyen-Orient] Sous perfusion humanitaire, Gaza s’alarme d’une flambée du Covid-19

28 décembre 2020, Le Monde
Disponible uniquement en français

Alors qu’en Israël la campagne de vaccination a commencé, l’enclave palestinienne a peu d’espoir d’obtenir rapidement des vaccins anti-Covid.

[Aid] COVID-19 outbreak 9-month update (Reporting timeframe: 31 January – 31 October 2020)

16 December 2020, IFRC
Only available in English

This 9-month report on the Federation-wide response to COVID-19 continues the harmonized and transparent approach to accountability across the global Red Cross Red Crescent network of National Societies together with the IFRC.

[Gender] How to confront COVID-19’s cost to girls

14 December 2020, The New Humanitarian
Only available in English

No one comes out of a crisis without being changed in some way, and this pandemic is a crisis on a scale we have rarely seen: It has put years of progress in human development at stake; inequity is at its worst. If we have to prioritise one thing, it should be ensuring that girls don’t go back to despair, teenage motherhood, and premature death. Girls must have the chance to flourish and pursue a bright future in spite of COVID-19.

[France] Avec le Covid-19, Marseille au bord de la crise humanitaire

11 décembre 2020, AFP – Vidéos France
Disponible uniquement en français

[France] Covid-19 : une clinique mobile pour prendre soin des « inconfinables » à Paris

11 décembre 2020, Médecins Sans Frontières
Disponible uniquement en français

La pandémie de Covid-19 a compliqué l’accès aux soins et aux services de base pour les personnes qui étaient déjà dans une situation très précaire en France. Une clinique mobile MSF parcourt les rues de Paris afin de permettre l’accès aux soins de santé primaires à toutes les personnes à la rue : migrants, sans domicile fixe, mineurs non accompagnés en recours, habitants des quartiers modestes. Reportage.

[Vulnerability] COVID-19 and the Rights of Older People in Developing Countries

10 December 2020, Dorcas
Only available in English

The COVID-19 pandemic and in fact all crises – acute or prolonged – remind us that human rights need to be central in all recovery and development efforts. The Sustainable Development Goals (SDGs) will only be achieved if we are able to create equal opportunities for all, address failures exposed and exploited by COVID-19, and apply human rights standards to tackle entrenched, systematic, and intergenerational inequalities, exclusion and discrimination. In this document, Dorcas summarizes data and evidence from recent studies and reports on the rights of older people in times of COVID-19 in low- and middle-income countries. We also share examples from Dorcas’ practice and formulate recommendations based on good practices of other organisations as well as our own.

[Latin America] COVID-19 fuels growing conflict and displacement in Colombia

10 December 2020, The New Humanitarian
Only available in English

According to an August congressional report on the implementation of the 2016 peace accord, 16,190 people were displaced by violence in Colombia in the first six months of 2020 – almost double the number in the same period in 2019. The country holds the dubious distinction of having the second largest population of internally displaced people in the world, behind only Syria.

[Gender] COVID-19 is stifling NGO efforts to promote gender equality when it’s most needed

9 December 2020, The Conversation
Only available in English

It’s no secret that the COVID-19 pandemic has disproportionately impacted women around the world. The negative impacts of the pandemic on women are well-documented. Women have experienced increased rates of unemployment, heightened burdens of care, decreased access to health services and higher rates of domestic violence. But what’s also alarming is new evidence that the pandemic has harmed the ability of Canada’s international humanitarian and development non-governmental organizations (NGOs) to help address these inequalities.

[Migration] Addressing the needs of forcibly displaced populations during a pandemic: early learnings

9 December 2020, Elrha
Only available in English

R2HC-funded researchers share preliminary findings on health systems’ responses to COVID-19 in Colombia, Gaza and Lebanon.

[Vaccin] Vaccins contre le Covid-19 : les victimes des conflits armés ne doivent pas être oubliées

2 décembre 2020, L’Humanitaire dans tous ses états
Disponible uniquement en français

Si un ou des vaccins efficaces contre le Covid-19 seraient disponibles dans les prochains mois, le CICR tient à rappeler la nécessité de sa mise à disposition partout y compris dans les situations de conflits armés. Il conviendra également de s’interroger sur le défi logistique que représente une vaccination à l’échelle de la planète. Pour l’heure, l’institution publie ce communiqué de presse.

[Report] Responding to COVID-19: Global Accountability Report 2 – June to August 2020

2 December 2020, Médecins Sans Frontières
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nly available in English

The COVID-19 global health crisis continues to hold the world firmly in its grip. In many countries around the world, the initial emergency response has turned into a sustained effort to contain recurring waves of infections, putting a relentless strain on healthcare systems, economies, and social life. From June to August, Médecins Sans Frontières continued to respond to the pandemic through its existing programmes, as well as dedicated COVID-19 interventions in more than 250 projects in 63 countries.

[Africa] East African Climate Groups Help Fight the COVID-19 Crisis

2 December 2020, World Resources Institute
Only available in English

The prevailing lockdowns and travel bans of the COVID-19 pandemic offer a critical lesson in international development: investing in local institutions is crucial to building resilience to crises. When international aid organizations evacuated their staff at the beginning of the pandemic, local organizations were left to fill in the gaps. In fact, a survey of nearly 600 development professionals found that 51% of aid workers cited increased reliance on local actors to carry out their projects, a dependence that grew over the course of March, April and May.

[Vulnérabilité] La pandémie de Covid-19 a précipité des millions de personnes dans l’extrême pauvreté

1er décembre 2020, Le Monde
Disponible uniquement en français

Près de 235 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire dans le monde, un nouveau record selon l’ONU, qui lance un appel humanitaire de 35 milliards de dollars pour 2021.

[Report] Essential Health Services: A guidance note – How to prioritize and plan essential health services during COVID-19 response in humanitarian settings

December 2020, USAID
Only available in English

Health clusters and partners are facing considerable technical and operational challenges in humanitarian settings to safely deliver COVID-19 response and maintain essential health services. Increased operational challenges such as movement restrictions, diversion of human resources, supplies and funding as well as increased operational costs contribute to the disruption in availability and utilization of essential health services. Furthermore, fear and mistrust of health care being provided as well as stigma related to COVID-19 has, in many settings, resulted in the decreased utilization of services as affected populations are unwilling to seek care. These disruptions to health services raise concern of the resultant impact COVID-19 may have on excess mortality and morbidity. Lessons learned from the 2014–2016 West Africa Ebola Outbreak note that disruptions to the provision and utilisation of essential health services resulted in substantial increases in mortality from malaria, HIV/AIDS, and tuberculosis. As such the Global Health Cluster and partners have developed this tool to help health clusters and partners utilize a systematic approach to prioritizing, maintaining and adapting essential health services during COVID-19 response should they be unable to continue providing the usual package of services safely.

[Vulnerability] Children with Disabilities – Ensuring their Inclusion in COVID-19 Response Strategies and Evidence Generation

December 2020, UNICEF
Only available in English

Even before the COVID-19 pandemic struck, children with disabilities were among the most disadvantaged, facing increased exposure to abuse and discrimination and reduced access to services in many parts of the world. Understanding these pre-existing vulnerabilities can help anticipate how the COVID-19 pandemic could sharpen existing inequities and can shed light on where targeted efforts may be required. The publication draws on pre-COVID data to highlight how children with disabilities face greater risks in the midst of this pandemic. It documents what has happened to services for children and adults with disabilities across the world and includes examples of what has been done to address disruptions in services. It also discusses the challenges in generating disability-inclusive data during the pandemic.

[Report] The COVID-19 Catalyst: Implications for Disaster Governance in ASEAN

December 2020, Lina Gong and S. Nanthini
Only available in English

Disaster governance is a key element to building a resilient ASEAN community. Vulnerability to natural hazards has led to their prioritisation in disaster governance in the regional bloc. With the set of regional frameworks, bodies and facilities established over the past two decades, ASEAN has become a leading regional actor for dealing with natural hazards. In comparison, during the COVID-19 outbreak, ASEAN’s role has largely been limited to facilitating information-sharing and coordination. The challenges in national COVID-19 responses and the humanitarian needs induced by the pandemic remind us that public health emergencies deserve equal attention as natural hazards in regional disaster governance. Moreover, the risk of concurrent pandemics and natural hazards points to the need for an integrated approach. This NTS Insight argues that a holistic approach to disaster governance is necessary for ASEAN’s community building, which appreciates the linkages between different disasters and integrates regional mechanisms. As the 2004 Indian Ocean tsunami accelerated improvement in ASEAN’s management of natural hazards, COVID-19 should be the catalyst for integrated disaster governance in the region.

[Report] Prevailing against pandemics by putting people at the centre — World AIDS Day Report 2020

26 November 2020, UNAIDS
Only available in English

Insufficient investment and action on HIV and other long-running pandemics have also left the world exposed to a new global health threat: COVID-19. Had health systems and social safety nets been even stronger, the world would have been better positioned to slow the spread of the novel coronavirus and withstand its impact. In this report, UNAIDS is calling on countries to make far greater investments in global pandemic responses and adopt a new set of bold, ambitious but achievable HIV targets. If those targets are met, the world will be back on track to ending AIDS as a public health threat by 2030.

[Africa] COVID-19: A Catastrophe for Children in Sub-Saharan Africa – Cash Transfers and a Marshall Plan Can Help

26 November 2020, UNICEF
Only available in English

This report investigates how COVID-19 and other shocks have impacted child well-being in Sub-Saharan Africa (SSA) during 2020 and the potential role of cash transfers and external resources to help children and economies. It reviews the latest social, economic and financial information from a range of global databases and modelling exercises, draws on emerging country-level reporting and carries out projections where recent data are unavailable. Although information remains incomplete and things are quickly evolving, the outlook is alarming.

[Latin America] Grassroots aid grows in middle-income Chile, as COVID-19 drives new needs

24 November 2020, The New Humanitarian
Only available in English

Up and down the length of Chile, people are turning to soup kitchens for their hunger needs as the coronavirus pandemic broadens inequality after lockdown measures shuttered the informal economy for months. Food insecurity in Chile has risen dramatically over the course of the pandemic, and its impacts have been particularly acute among already marginalised urban populations.

[Vaccine] Poorer countries can’t wait until 2022. The WTO should suspend COVID vaccine patents now

23 November 2020, Shaz Memon & Dr Akber Ali
Only available in English

Wealthy countries are first in line in the queue for vaccines, and the WTO is refusing to suspend patent enforcement so that poorer countries can manufacture generic versions. Most people will have to wait until 2022. This is unconscionable, say Shaz Memon and Akber Ali. India in particular is in an excellent position to roll out its own versions.

[Perspective historique] Le vaccin est une chose, la vaccination de masse en est une autre

23 novembre 2020, L’Humanitaire dans tous ses états
Disponible uniquement en français

Alors que l’on ne parle plus que de vaccin contre le Covid-19, la guerre entre laboratoires bat son plein, prenons le temps d’effectuer un retour sur l’épidémie foudroyante de méningite cérébro-spinale qui, en 1974, flambe au Brésil. Cette histoire va révéler que le principal défi en terme de vaccination de masse est la coordination et la logistique.

[Report] Global Humanitarian Response Plan COVID-19 Progress Report: Fourth Edition

17 November 2020, OCHA
Only available in English

In the eight months since the humanitarian community came together in the COVID-19 Global Humanitarian Response Plan (GHRP), the virus has swept across the globe and impacted entire economies and societies. Millions of people have been pushed to the brink of survival. The extent of the effects is still unfolding. As of 16 November, there were more than 15.7 million confirmed cases of COVID-19 in GHRP countries and 518,000 deaths. This represents more than 31 per cent of global cases and more than 41 per cent of global deaths. The number of reported cases and deaths have thankfully been lower than originally feared in many of the countries with humanitarian needs, but it is the secondary impacts that have been – and will continue to be – devastating for many of the people living in these countries.

[Localisation] La Covid-19 force à décentraliser l’action humanitaire

12 novembre 2020, The Conversation
Disponible uniquement en français

Seconde Guerre mondiale, génocide rwandais, séisme en Haïti… chacune de ses tragédies a forcé plusieurs grands organismes d’action humanitaire à revoir la manière dont ils interviennent sur le terrain. La professionnalisation humanitaire a ainsi évolué d’une crise à l’autre. En donnant une plus grande place aux acteurs locaux, la pandémie de Covid-19 aura aussi un impact important.

[Africa] How can countries continue to combat malaria during a pandemic?

11 November 2020, African Arguments
Only available in English

With medical disruptions due to COVID-19 likely to kill more people in Africa than the disease itself, two countries provide interesting lessons.

[Moyen-Orient] Syrie. La réponse au COVID-19 est inadaptée et met des milliers de vies en péril

12 novembre 2020, Amnesty International
Also available in English

Presque huit mois après le début de la pandémie de COVID-19, le gouvernement syrien ne protège pas dûment ses professionnel·le·s de santé, n’a pas encore mis en place de réponse solide face à la propagation du virus et refuse de fournir des informations transparentes et cohérentes sur l’épidémie de COVID-19 dans le pays, a déclaré Amnesty International le 12 novembre 2020.

[Africa] COVID-19 and Conflict | How pandemic regulations are being used to target the political opposition in Zimbabwe

5 November 2020, ISS blog on Global Development and Social Justice
Only available in English

Relatively few Covid-19 infections and deaths have been registered in Zimbabwe, yet the Southern African country has been hit hard by the pandemic. Our recent research on Covid-19 responses in Zimbabwe shows that in the face of a strict lockdown and ongoing economic repercussions, one of the biggest worries for Zimbabwean citizens ironically is falling prey to the instrumental and strategic use of laws meant to protect them from the virus, which are apparently being used to continue decades-long political repression.

[Migration] Refugee Situation Worsens with the pandemic: Are we doing enough?

5 November 2020, Refugee Law Initiative
Only available in English

The world in 2020 is facing the worst public health crisis of its time, almost a hundred years after the Spanish flu. Covid-19 has crippled the 21st Century world and has brought governments and corporations to their knees. In mid-March, for the lack of any better measures, the pandemic forced many national governments to enter into partial or complete nationwide lockdowns, to prevent community outbreak. In the words of, IMF Managing Director Kristalina Georgieva, there is a situation of ‘global recession as bad as the global financial crisis or worse’.

Such formidable circumstances have directly impacted millions. There has been a collective realization of the importance of food on the table, a shelter overhead and the ability to have necessary healthcare. The pandemic has further aggravated the global refugee situation. The WHO, OHCHR, IOM and the UNHCR jointly issued a statement expressing concerns regarding the urgent protection for the rights and health of migrants, refugees and stateless persons. While some countries have closed their borders, which denies people the opportunity to seek/claim asylum, many are struggling to ensure healthy living circumstances and availability of essential goods.

While several works have shed light on the difficulties faced by refugees and the law on state responsibility, this blog post will highlight the specific obligations of states in the special circumstances caused by Covid-19 and discuss how both states and UN agencies have dealt with the situation over the past few months.

[Entretien] Covid-19: l’enjeu de la coopération internationale. Entretien avec Xavier Michelin

Novembre 2020, Observatoire de la Santé Mondiale
Disponible uniquement en français

[Localisation] A window of opportunity for localizing aid? Learning from Covid-19 to progress locally led response and development

November 2020, Australian Red Cross, Humanitarian Advisory Group and the Institute for Human Security and Social Change, La Trobe University
Only available in English

As COVID-19 was declared a pandemic and international travel restrictions, border closures and lockdowns ensued, large numbers of expatriate aid workers returned to their home countries. This significant change in the demography of the aid industry in many countries has led to a shift in roles for international, and national and local actors in humanitarian and development work. Some claimed that in the Pacific region, COVID-19, and responses to it, would elevate local actors and give them more opportunity to take on leadership and decision-making roles. It was suggested that this could establish new forms of locally led social and collective action and challenge the traditional narratives of aid. Others argued that the humanitarian system more broadly had retreated to known territory, working almost entirely through large multilaterals and minimising the risk associated with new partnerships with national and local actors.

[Genre] Genre et organisation du travail pendant la crise covid-19 : Étude dans le milieu de la solidarité internationale en France

Novembre 2020, Adéquations, Coordination sud, F3E, Genre en Action & Médecins du Monde
Disponible uniquement en français

Cette étude présente les résultats d’une enquête menée entre mai et juin 2020 auprès de salarié·e·s d’organisations françaises de solidarité internationale (OSI) sur les répercussions de la crise sanitaire en termes de genre dans l’organisation du travail et les ressources humaines de ces structures, ainsi que d’un webinaire de mise en discussion des premiers résultats et de recueil de recommandations qui s’est tenu le 6 juillet. Les 253 réponses à un questionnaire en ligne, émanant en majorité de femmes, mettent en exergue l’impact différencié sur les femmes et les hommes des mesures mises en place par les OSI pendant la période de confinement, notamment en termes d’articulation entre la vie professionnelle et la vie familiale, de baisse du pouvoir économique et d’augmentation des risques psycho-sociaux.

[Moyen-Orient] La guerre au Yémen : un désastre humanitaire aggravé par la Covid-19

27 octobre 2020, Les Yeux du Monde
Disponible uniquement en français

En 2016, l’ONU déclarait que la guerre au Yémen avait engendré la pire crise humanitaire mondiale. La situation reste aujourd’hui des plus inquiétantes, en raison d’un conflit violent, de la propagation des maladies (choléra et Covid-19), d’une insécurité alimentaire et d’une pauvreté généralisée. Plus de 80% de la population, soit 24 millions de personnes, se retrouvent dépendantes des aides envoyées par les agences de l’ONU et les ONG.

[Podcast/Race] COVID-19 and BLM: A new era for aid?

21 October 2020, The New Humanitarian
Only available in English

In recent months, COVID-19 and Black Lives Matter have re-energised some of the long-standing critiques about how the sector operates. If there were ever a time to take that talk seriously, it’s now. This moment has the potential to be a critical turning point. Come along, as Heba, Jeremy, and Danny look at the future of crisis response at this time of potential – but still unrealised – transformation. Will the current model survive? Can it even change? And if not, what will take its place?

[Sécurité alimentaire] Quand le Covid-19 devient vecteur de famine

20 octobre, L’Humanitaire dans tous ses états
Disponible uniquement en français

Les plus impactés par les conséquences du Covid-19 seront toujours les plus faibles, les plus pauvres. C’est ce qui vient à l’esprit quand on découvre une étude conduite cet été par le CICR auprès de 2 400 personnes dans dix pays africains dont la plupart minés par un conflit armé : Mauritanie, Niger, Nigéria, Cameroun, Libye, Soudan, Éthiopie, au Kenya, Somalie, République démocratique du Congo.

[Latin America] Venezuelan migrants left in the lurch as COVID-19 stalls regional reforms

15 October 2020, The New Humanitarian
Only available in English

Two years ago, 11 Latin American countries gathered in solidarity to coordinate a progressive response to an unprecedented regional exodus. But COVID-19 has since crippled their economies and far-reaching migration reforms have stalled, leaving the lives and livelihoods of millions of Venezuelan migrants in the balance.

[Africa] How to Talk about COVID-19 in Africa

15 October 2020, Boston Review
Only available in English

To ask why COVID-19 hasn’t been deadlier in Africa is to suggest that more Africans should be dying. We need better questions.

[Africa] Are warnings of a COVID-19 famine in Africa overblown?

14 October 2020, The New Humanitarian
Only available in English

Alarm bells have been ringing for months that COVID-19 could push fragile African countries “closer to the abyss” of famine as jobs are lost, local markets close, and poverty deepens. Aid agencies routinely list the coronavirus as a major factor in driving humanitarian needs, from the Sahel to Somalia, and don’t shy away from describing its impact as the “perfect storm”. A joint report in July by the World Food Programme (WFP) and the Food and Agriculture Organization (FAO) calculated that COVID-19 could create an additional 121 million hungry people globally by the end of the year – mostly in 15 already crisis-affected African countries. But as an increasing number of African countries ease their punishing lockdowns, ending restrictions on internal travel, relaxing curfews, and reopening schools, do these dire warnings still hold true?

[Audio/Société] Les pays émergents se relèveront-ils après le Covid-19 ?

13 octobre 2020, France culture
Disponible uniquement en français

“La crise du Covid-19 n’a pas (pour l’instant) submergé le monde émergent mais accéléré sa transition.” C’est la première conclusion d’une étude en cours menée par l’économiste Jean-Joseph Boillot. Entretien.

[Africa] Power and the Pandemic: Observing COVID-19 in Africa through a Public Authorities Lens

8 October 2020, CPAID
Only available in English

Most discussion of Africa’s response to COVID-19 takes place at the national level, focussing on the role of formal state authorities. However, less is known about the role of ‘public authorities’: traditional chiefs, self-help groups, kinship networks, professional associations, faith-based groups, civil society organisations, multinational companies, humanitarian agencies, organized criminal gangs, militias and rebels. These often operate below the national level and are particularly important in areas where the state is weak or absent. To explore this gap, researchers at the Centre for Public Authority and International Development were asked to provide vignettes of life under, and public authorities’ responses to, the pandemic in the places they intimately know: northern Uganda, South Sudan, the Democratic Republic of the Congo and Sierra Leone.

[Vulnérabilité] Les inégalités sociales au temps du COVID-19

Octobre 2020, IReSP
Disponible uniquement en français

Notre pays — et la planète — traverse une crise épidémique majeure. Comme toute crise, elle peut être révélatrice des forces et faiblesses de la société, et de ses composantes : celles de son système de santé, de son système de recherche, du fonctionnement de la démocratie sanitaire… Cet article aborde la question des inégalités sociales au temps du COVID-19 : la crise sanitaire, la réaction politique et celle du système de santé les ont-elles amplifiées, atténuées ou les ont-elles laissées telles qu’elles étaient auparavant ? Ce numéro spécial de la revue Questions de Santé Publique apporte un éclairage sur cette question à partir de résultats originaux provenant de l’enquête « Épidémiologie et conditions de vie » (EpiCoV), permettant de documenter dans les meilleurs délais la situation exceptionnelle que nous traversons.

[Latin America] How COVID-19 has created a crisis on the Venezuela-Colombia border

23 September 2020, The New Humanitarian
Only available in English

A humanitarian crisis has been brewing for the past six months on the Venezuela-Colombia border, where COVID-19 lockdown measures have had a devastating effect on Indigenous and migrant communities strained by the influx of tens of thousands of Venezuelan returnees.

[Aid] 4 steps for surviving COVID-19 as an NGO

23 September 2020, ALNAP
Only available in English

NGOs have been drastically affected by COVID-19, and some are struggling to cover core expenses for the coming years. The problem is accentuated for local NGOs already struggling with funding, primarily due to donors prioritising projects responding to the COVID-19 pandemic as needs mount.

[Opinion] From COVID-19 to climate change: What we’re watching at the UNGA

22 September 2020, The New Humanitarian
Only available in English

In contrast with a manic year in which the spread of COVID-19 has set off cascading social and economic emergencies around the world, the UN General Assembly’s main debate week opened on Tuesday in unusually calm fashion at the world body’s headquarters.

[Asia] What happened to the ‘Asian century’? COVID-19 in Australia and New Zealand

22 September 2020, COMPAS, University of Oxford
Only available in English

Australia and New Zealand are unique among ‘Western’ countries in their proximity to Asia. Both countries have strong political, economic and cultural ties to the region. In 2012, the Australian government released a white paper on ‘Australia in the Asian century’, mapping out a plan to teach Asian languages in schools, attracting international students to Australian universities, and building businesses’ cultural competency to encourage greater engagement with Asia. New Zealand, for its part, has often claimed membership of Asia. Both countries also host large Asian immigrant populations, which have been alternately met with warm acceptance, and vitriolic xenophobia. The onset of COVID-19 – which has had severe impacts for violence and discrimination against peoples of Asian descent, and international mobility – has brought the region’s relationship with Asia, and specifically, China, into sharper focus.

[Africa] Impact of COVID-19 in Africa: a scenario analysis to 2030

16 September 2020, The Broker
Only available in English

Africa is known to struggle under the weight of fragile institutions, poor leadership, conflict, corruption and myriad legacy challenges that perpetuate underdevelopment from colonial times. The coronavirus has once again brought to the fore these challenges and exposed the frailty of many of the institutions across the continent. Yet, as the virus was late in arriving to the continent, we saw governments across Africa taking decisive actions in an attempt to keep citizens safe, and implementing global best practices and policies. While there are obvious capacity and execution shortfalls, there were also a number of successful areas of practice. For example, the Africa CDC (Centre for Disease Control) developed a joint continental strategy on the coronavirus and launched a continental taskforce on COVID-19.

[Moyen-Orient] Yémen : L’obstruction à l’aide humanitaire met des millions de vies en danger

14 septembre 2020, Human Rights Watch
Also available in English

Le groupe armé Houthi et d’autres autorités ont considérablement restreint l’acheminement de l’aide dont le Yémen a désespérément besoin, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Cette situation aggrave la situation humanitaire désastreuse du pays et affaiblit sa réponse face à la pandémie de Covid-19.

[Aide internationale] La COVID-19 et les crises humanitaires

26 aout 2020, Notes de la Collin
Also available in English

Au début de l’année 2020, des millions de personnes dans le monde étaient déjà dans un état de grande vulnérabilité en raison de conflits armés, de catastrophes et de dysfonctionnements des États. La présente Note de la Colline traite de l’incidence de la pandémie de COVID‑19 sur les situations de crise humanitaire et l’aide humanitaire.

[Latin America] How COVID-19 is tragically exposing systemic vulnerabilities in Peru

25 August 2020, ISS blog on Global Development and Social Justice
Only available in English

Despite early assessments that Peru was faring well in the COVID-19 pandemic and that its preparedness was due to its strict application of austerity and reforms over the last 30 years, these quickly turned out to be tragically premature as the country emerged over the summer as one of the worst impacted globally in terms of confirmed deaths per capita. While much of the blame has been focused on people’s behaviour, the crisis ultimately points to deep overlapping structural inequalities within the social protection, employment, and health systems, which austerity and reform have not resolved and in some cases worsened.

[Vulnerability] Rethinking vulnerability in the era of COVID-19

24 August 2020, Center for Humanitarian Leadership
Only available in English

The notion of ‘vulnerability’ is at the heart of much humanitarian discourse. For a sector that aims to save lives and alleviate suffering, understanding the potential for exposure to harm is an important part of seeking mitigation measures. And in an environment where there is inevitably more need than resources, vulnerability criteria is a tool used by humanitarian agencies to make transparent decisions about who should be prioritised to receive assistance. The aim is to ensure those with the most need or at greatest risk of harm receive assistance first, while keeping the principle of ‘do no harm’ at the centre of every action. However, the COVID-19 pandemic is forcing us to reconsider our understanding of who is vulnerable, to what, and why. COVID-19 not only reminds us of the need to recognise individual agency as well as risk but is also recalibrating notions of vulnerability at a global level.

[Opinion] Lessons from the HIV epidemic can teach us resilience in the face of COVID-19

19 August 2020, DEVEX
Only available in English

In many ways, COVID-19 is the newest iteration of a decades-long struggle for equality and justice: too often, the most vulnerable are stigmatized, denied access to care, and left out of key decisions that directly impact their health. Today, marginalized groups are disproportionately affected by both the health risks as well as the economic and social fallout of COVID-19. LGBTIQ+ populations have been subject to further blame and abuse due to the pandemic and are being left out of COVID-19 response and recovery initiatives. People who are incarcerated report being denied care as the coronavirus tears through prisons around the world. Lockdowns and social distancing requirements have left many sex workers without income, and those that continue to work face heightened health risks. The parallels to the HIV/AIDS epidemic are clear, at the height of which those most affected were many of the same marginalized groups that are most vulnerable to COVID-19 now. Widespread stigma and discrimination prevented many from seeking care, and many health workers refused to treat these communities for fear of contracting the virus. Yet, affected communities were often excluded from discussions about HIV research, funding, and policy agendas. That is, until AIDS activists took matters into their own hands.

[Report] Responding to COVID-19: Global Accountability Report – March to May 2020

10 August 2020, Médecins Sans Frontières
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nly available in English

The COVID-19 pandemic is an unprecedented health crisis of global scale. Since early 2020, it has put tremendous strain on healthcare systems, disrupted economies, and halted large parts of social life in many countries around the world. In a race against the fast spreading virus and rapidly increasing patient numbers, Médecins Sans Frontières (MSF) scaled-up our global response from early January, committing substantial resources to both developing dedicated COVID-19 projects and maintaining essential healthcare in its existing programmes.

[Localisation] Covid has put Governance at the heart of debates on Development, but how has it changed the questions we ask?

5 August 2020, Oxfam Blog – From Poverty to Power
Only available in English

The aim of this blog is to suggest ways in which the ‘governance discourse’ is changing – indeed has already changed – as a result of Covid-19.

[Food security] From Covid-19 to Locusts: The Horn of Africa’s Looming Food Crisis

11 July 2020, ISPI
Only available in English

As the COVID-19 pandemic tightens its grip on the Horn of Africa, its impacts are being felt unevenly across geographies, time, and different groups of people. These impacts go beyond the immediate risk of infection, compounding existing vulnerabilities, crises and risks to create an economic crisis that will take longer to recover from than the illness itself. A snapshot of the food security situation in the Horn of Africa (HoA) underscores these dynamics: COVID-19 complicates a context characterised by chronic food insecurity, protracted conflict and displacement, and environmental factors such as flooding and desert locust swarms. The predictions are dire:  FEWSNET predicts that in the East African region (within which they include Yemen), ‘the peak number of people facing Crisis (IPC Phase 3) or worse outcomes in 2020 will be 25-30 percent higher than the peak population estimate prior to the onset of COVID-19.’ This article sheds light on these dynamics, mapping the layers of the food security challenge the HoA faces as a result of COVID-19 and other factors. We also highlight key points of resilience, expertise and lessons to be learned from within the region that warrant further support and research.

[Food security] Food banks, food poverty and coping during COVID-19: a view from the Somali diaspora in Bristol

9 July 2020, Nisar Majid
Only available in English

This blog post provides an update on the economic impact of COVID-19 amongst the Somali community in the UK, drawing on insights gained in one city, Bristol. In particular, it highlights the importance of food banks and community-level support that provided a crucial buffer before government support materialised, but that also reflects underling food insecurity in the UK. The post also suggests that an important employment sector for Somalis in the city, taxi driving, which has been severely impacted has in part been replaced by a rise in the delivery sector. The post discusses the difficulty in obtaining information and drawing out wider trends in the current context but raises concerns for food insecurity in the UK and in Somalia looking forward.

[Localisation] Should low-income countries decentralize their COVID-19 responses?

8 July 2020, IFPRI
Only available in English

As countries respond to the COVID-19 pandemic, some have centralized decision-making, while others, including the United States and Germany, have left key policy choices to state governments, or even municipalities—allowing for individualized measures. These varied strategies have sparked a debate about the merits of decentralized service delivery in pandemic response. The OECD notes that this approach can work if sub-national governments receive sufficient support and there is adequate coordination across levels of government.

[Reportage] How coronavirus hit Aden: A Yemeni doctor’s diary

7 July 2020, The New Humanitarian
Only available in English

As COVID-19 courses through Yemen, taking an unknown number of victims in a country already decimated by war, Dr Ammar Derwish, 32, has been documenting the toll on his community.

[Europe] The vulnerabilities of Somali communities with COVID-19 in Europe

7 July 2020, Daily Sabah
Only available in English

[Opinion] Covid-19, ce n’est pas fini !

6 juillet 2020, Défis Humanitaires
Disponible uniquement en français

La pandémie a sérieusement perturbé l’organisation de l’aide humanitaire internationale. Elle est en train de provoquer maintenant une grave crise économique et sociale, tant ici en France et dans les pays d’Europe, que partout dans le monde, particulièrement dans les pays les plus fragiles confrontés à un conflit et aux conséquences du réchauffement climatique. Crise sanitaire, crise économique doublées pour certaines populations vulnérables d’une crise alimentaire. Dans ce contexte de crise durable à rebondissement, les conséquences directes et indirectes de la pandémie vont augmenter de manière significatives les besoins humanitaires. La crise va durer et il n’y aura pas de retour à la situation antérieure à la pandémie. L’humanitaire doit accélérer son travail d’adaptation continu au contexte pour que sa réponse colle au mieux aux besoins.

En Guyane, la crise provoquée par le Covid est désormais humanitaire et économique

2 juillet 2020, La Croix
Disponible uniquement en français

Dans l’Est guyanais, les habitants des communes frontalières avec le Brésil de Saint-Georges-de-l’Oyapock et de Camopi vivent confinés depuis plus de trois mois et le début de la crise du coronavirus. Avec des conséquences économiques directes pour une très grande partie de la population qui vit de la pêche ou de petits boulots.

[Paix] La pandémie de Covid-19 continue d’affecter profondément la paix et la sécurité du monde, prévient Guterres

2 juillet 2020, ONU Info
Disponible uniquement en français

« Les conséquences peuvent être observées même dans plusieurs pays traditionnellement considérés comme “stables”. Mais les impacts sont particulièrement apparents dans les pays qui connaissent déjà un conflit ou qui en sortent », a dit le chef de l’ONU lors d’un débat par visioconférence avec les quinze membres du Conseil, auquel participait le Ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Josef Maas, dont le pays préside l’organe onusien au mois de juillet. Selon le chef de l’ONU, les risques qui pèsent sur la paix et à la sécurité internationales sont multiples.

[Aid] Palliative care, COVID-19 and humanitarian action: it’s time to talk.

2 July 2020, Humanitarian Law and Policy Blog
Only available in English

For countries already gripped by war or disaster, COVID-19 is magnifying existing challenges to healthcare. To date, recognition of the importance of palliative care by humanitarian agencies has been slow at best, if not entirely overlooked. Given the inevitability of death for many in the coming months, the pandemic should be the impetus to put palliative care firmly on the agenda of humanitarian agencies. In this post, Rachel Coghlan, researcher at the Centre for Humanitarian Leadership, Deakin University, and palliative care physiotherapist, outlines the key challenges of integrating palliative care into humanitarian action, explains why the COVID-19 pandemic should be a catalyst for change, and shares three big ideas on how to move forward.

[Paix] Lutte contre la Covid-19 : le Conseil de sécurité exige une cessation immédiate et mondiale des hostilités

1er juillet 2020, ONU Info
Disponible uniquement en français

112 jours après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié la Covid-19 de pandémie, le Conseil de sécurité a finalement adopté une résolution sur cette question de santé mondiale qui affecte la paix et la sécurité internationales. Dans cette résolution, les quinze membres du Conseil demandent également à toutes les parties aux conflits armés à travers le monde de s’engager immédiatement dans « une pause humanitaire durable » pendant au moins 90 jours consécutifs.

[Aide internationale] La pandémie de Covid-19 “s’accélère” avertit l’OMS alors qu’en Guyane, certains parlent de “crise humanitaire”

30 juin 2020, France Culture
Disponible uniquement en français

L’Organisation mondiale de la santé, inquiète notamment de la situation aux Etats-Unis, envoie des experts en Chine pour tenter d’en savoir plus sur l’origine du virus, sa transmission et enrayer une nouvelle vague. En Guyane, le virus se propager rapidement, certains évoquent une crise humanitaire.

[Aid] Establishing humanitarian lanes during COVID-19

30 June 2020, East Asia Forum
Only available in English

COVID-19 is severely impacting the humanitarian system. It has forced countries to focus on containing the pandemic with national lockdown measures — hindering humanitarian action and denying aid to many affected communities in the Asia Pacific. But countries in the region have begun negotiations to normalise international travel, with Australia and New Zealand being the first to initiate bilateral discussions over the establishment of a ‘Trans-Tasman bubble’ and a ‘humanitarian corridor’ to the Pacific during the pandemic.

[Vulnerability] Inclusion of persons with disabilities in Covid-19 response and recovery: seven steps to implementing the IASC Guidelines

29 June 2020, ODI – Humanitarian Practices Network
Only available in English

The Covid-19 global crisis has thrown into stark relief the harmful inequalities existing in societies everywhere. No more harshly is this felt than by persons with disabilities, who face elevated risks of infection, serious illness and mortality as well worsening levels of poverty, abuse and exploitation (as detailed in a recent policy brief from the UN Secretary-General).

[Moyen-Orient] Coronavirus en Syrie : « le système de santé n’est pas préparé à une épidémie de grande ampleur »

29 juin 2020, ONU Info
Disponible uniquement en français

L’ONU continue d’appuyer les mesures de préparation et de réponse à la Covid-19 dans toute la Syrie, y compris l’expansion des capacités de test. « Mais d’importantes lacunes subsistent, notamment en ce qui concerne les équipements de protection individuelle, les fournitures de gestion des cas médicaux et la capacité d’isolement et de quarantaine », a alerté M. Lowcock qui est également Coordinateur des secours d’urgence de l’ONU.

[Middle East] COVID-19 may not have reached Syrian communities in the Middle East, but its domino effects have

26 June 2020, COMPAS (University of Oxford)
Only available in English

[Climate] A ‘natural disaster’ on top of a pandemic – preparedness in the face of cascading uncertainties

25 June 2020, Institute of Development Studies
Only available in English

A cyclone is the last thing you need during the coronavirus pandemic! In May 2020, supercyclone Amphan – one of the severest cyclones originating in the Bay of Bengal for over a century – ripped through coastal Bangladesh and the eastern coast of India causing widespread damage and disruption. The Chief Minister of West Bengal announced that the catastrophe was “worse than coronavirus”.

[Mobilisation] How civil society is fighting back against coronavirus crackdowns

24 June 2020, Open Democracy
Only available in English

For some activist groups, the crisis has provided an opportunity to build their movements.

[Gender] Gender and ICTs in fragile refugee settings: from local coordination to vital protection and support during the Covid-19 pandemic

9 June 2020, Centre for Frugal Innovation in Africa
Only available in English

In times of crisis, it is crucial for policy makers and aid agencies to recognize and draw on locally established ICT platforms and community groups to facilitate critical information dissemination, and local exchange and support. Over time, to better appreciate ICTs and gender in fragile contexts, aid groups should consider both physical access to mobile devices, but also links to social norms, cultural ideas (and ideology) and the role of local actors. This will permit a more nuanced understanding of the evolving role of ICTs in refugee women’s empowerment, social protection, and broader integration.

[Africa] Multiplying crises: The coronavirus in Sudan

8 June 2020, European Council on Foreign Relations
Only available in English

Sudan’s transitional authorities are struggling to deal with a health system that is collapsing under the weight of covid-19. But the most dramatic social and economic impact of the disease might come from the effects that restrictions on movement will have on prices and food security.

[Aide internationale] MSF s’inquiète de la propagation alarmante de la Covid-19 en Haïti

5 juin 2020, Médecins Sans Frontières
Disponible uniquement en français

En réponse à la propagation croissante de la Covid-19 en Haïti, Médecins Sans Frontières a ouvert le 16 mai le centre de traitement Drouillard à Port-au-Prince, pour soigner les patients souffrant de formes sévères du virus. Depuis l’ouverture de ce centre, le nombre de personnes testées positives pour le coronavirus en Haïti a augmenté de façon spectaculaire, passant de 100 cas à plus de 2 600, et 50 décès. Avec seulement deux laboratoires dans le pays capables de réaliser les tests, le nombre de cas enregistrés est bien inférieur au nombre réel.

[Africa] Kenya and Covid: Pandemic Response Risks Excluding Minority Groups

28 May 2020, World Peace Foundation
Only available in English

Today, the divide between those who the Kenyan state recognizes and those it does not is being felt in new, potentially harmful ways as the Covid-19 response reinforces existing fault lines of power and access. This blog examines four risks for identity-based exclusion in Kenya’s pandemic response, and how ongoing struggles for inclusion will impact emergent struggles for social welfare as the Covid-19 crisis unfolds.

[Localisation] All eyes are on local humanitarian responders during Covid-19 – now they need support

28 May 2020, ODI
Only available in English

The humanitarian sector has grappled for decades with how best to support and fund local responders. Implementing this ‘localisation’ agenda has proved an uphill battle. Despite the Grand Bargain commitments of international non-governmental organisations, UN agencies and donors signed in 2016, the sector today is still primarily led and financed by these actors. Local responders are often relegated to subordinate implementors. The humanitarian response to Covid-19 has exposed the limits of the current system – but it could prove a catalyst for reform.

[Étude] Impact mondial du Covid sur les associations – Etude de CAF America

28 mai 2020, France Générosités
Also available in English

73 % des OSBL ayant été impactées par la pandémie du Covid-19 ont constaté une baisse des dons […] Découvrez l’étude de CAF America sur l’impact mondial du Covid-19 sur les associations : “The Voice of Charities Facing COVID-19 Worldwide”.

La “Charities Aid Foundation” (CAF) aux Etats Unis vient de publier la 2ème vague de son étude sur l’impact mondial du Covid sur les associations. Cette étude a été réalisée par sondage, du 30 avril au 6 mai, auprès de 880 organisations du secteur dans 122 pays dont 286 se trouvant en Europe. Parmi ces organisations, 54 % interviennent sur les personnes touchées par le Covid-19 et 46 % d’entre elles ne sont pas liées directement à des services et actions dans la lutte contre le Coronavirus.

[Afrique] Ces onze Africaines et Africains qui contribuent à contenir la pandémie sur leur continent

22 mai 2020, Le Monde
Disponible uniquement en français

Que ce soit à l’OMS, au sein de l’UA ou à l’échelle nationale, ces personnalités tiennent, pour l’heure avec succès, en joue le coronavirus.

L’Afrique est pour l’heure le continent qui résiste le mieux à la pandémie liée au coronavirus. Ce continent, qui n’en est pas à sa première épidémie, a choisi pour faire face au Covid-19 des femmes et des hommes qui connaissent les virus et ont fait leurs preuves en santé publique. Portraits de onze personnalités qui ont élaboré des stratégies pour limiter « l’hécatombe » tant redoutée.

[Entretien] Coronavirus: quels défis pour les humanitaires?

14 mai 2020, RFI
Disponible uniquement en français

Alors que le Covid-19 poursuit sa progression, regard sur la façon dont la pandémie a changé la donne pour les professionnels de l’urgence, les particularités de cette crise par rapport à toutes celles connues jusqu’ici.

Invités :
Pierre Micheletti, médecin, président d’Action contre la Faim. Co-responsable du Master Politiques et Pratiques des Organisations internationales à l’Institut d’Études politiques de Grenoble. «Les humanitaires et la guerre, l’aventure ambiguë», éditions Parole
Alain Boinet, fondateur de l’Organisation, Solidarités Internationales. Animateur du site Défis humanitaires.

[Vidéo/Afrique] Coronavirus : l’Afrique doit-elle se préparer au pire ?

14 mai 2020, Le Monde
Disponible uniquement en français

Les scénarios catastrophes spéculant sur une hécatombe due à l’arrivée du Covid-19 en Afrique ne se sont pour l’instant pas produits. Décryptage en vidéo.

Pour le moment, force est de constater : l’Afrique résiste mieux que le reste du monde au coronavirus. Près de 70 000 cas déclarés le 14 mai et plus de 2 400 morts. Pourtant, dès le 18 mars, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait mis en garde les dirigeants africains : le continent devait « se préparer au pire ». Arrivera-t-il ? Est-on trop catastrophiste quand on parle d’Afrique ? Pourquoi la vague anticipée ne semble pas submerger le continent ? Quel pourrait-être le pire des scénarios et comment l’éviter ? Eléments de réponse en vidéo.

[Africa] Surviving the COVID 19 pandemic: the view from a Ugandan surgeon and epidemiologist

12 May 2020, Olive Kobusingye
Only available in English

In managing the pandemic, Uganda seems to have checked many of the right boxes so far. Schools were closed, large gatherings banned, and some form of physical distancing adopted before Uganda registered its first case of COVID 19. The sole international airport was closed on March 23, 2020, a day after the first case was confirmed. Then followed a creeping lockdown – first stopping public transport, then private cars, and finally discouraging all non-essential movement, even on foot.

[Entretien] Un regard d’épidémiologiste sur la crise du Covid-19 Partie 1

11 mai 2020, Médecins sans Frontières – CRASH
Also available in English

Situation de crise, stratégies de réponses, hydroxychloroquine, épidémiologie d’intervention, état de la recherche scientifique en Afrique : un entretien en deux parties avec Emmanuel Baron, directeur d’Epicentre le centre de recherche et d’épidémiologie de Médecins Sans Frontières, réalisé par Elba Rahmouni.

[Déclaration] Covid-19 – Mise en place par l’Union européenne d’un pont aérien humanitaire en direction de pays tiers

8 mai 2020, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
Disponible uniquement en français

Dans le contexte d’urgence sanitaire issu de la pandémie de Covid-19, la France soutient pleinement l’initiative prise par l’Union européenne, en lien avec des ONG humanitaires notamment françaises et des acteurs humanitaires, de mise en place d’un pont aérien permettant l’acheminement de fret et de personnels humanitaires à destination de plusieurs pays confrontés à une crise humanitaire aiguë, prioritairement en Afrique, mais également en Asie et au Moyen-Orient.

[Afrique] Coronavirus : 50 millions de personnes menacées par la faim en Afrique de l’Ouest d’ici à quelques mois

21 avril 2020, Le Monde
Disponible uniquement en français

La pandémie de Covid-19, ajoutée aux problèmes de sécheresse et à l’insécurité dans la région, pourrait faire exploser le nombre de personnes en crise alimentaire, alerte l’ONG Oxfam.

[Afrique] Coronavirus : en Afrique, des mesures d’exception qui menacent les libertés publiques

13 avril 2020, Le Monde
Disponible uniquement en français

Violences policières, interdiction des manifestations, report des scrutins, contrôle des médias… Dans plusieurs pays, des ONG de défense des droits humains s’inquiètent.

[Mobilisation] When the humanitarian response is the biggest threat

13 April 2020, Centre for Humanitarian Leadership
Only available in English

5 essential steps for action during COVID-19 – The sector must urgently develop a strategy and operational response without its greatest collective strength: the ability to mobilise, deploy and coordinate human resources.

[Afrique] Coronavirus : en Afrique, « des mesures sont prises en urgence alors qu’on ne les imaginait pas possibles »

8 avril 2020, Le Monde
Disponible uniquement en français

Le journaliste Jean-Philippe Rémy a répondu à vos questions sur l’impact de l’épidémie due au nouveau coronavirus sur le continent africain.

[Opinion] « Le confinement généralisé est profondément inégalitaire »

6 avril 2020, Marianne
Disponible uniquement en français

Interrogé par le magazine Marianne, Rony Brauman explique que la croyance en l’élimination des épidémies a fait écran à la vigilance des organisations internationales et des États. Il développe sa vision de la crise sanitaire que nous traversons et s’exprime sur les mesures prises pour y répondre.

[Tribune] Humanitaire : maintenir l’attention au-delà de nos frontières

6 avril 2020, Alternatives économiques
Disponible uniquement en français

Le président, Pierre Micheletti, et le directeur général d’Action Contre la Faim, Jean-François Riffaud, plaident pour que les mobilisations nationales des pays riches ne se fassent pas au détriment des pays pauvres et des réfugiés, particulièrement vulnérables

[Mobilisation] Demande de mesures contraignantes pour assurer la protection de tous les mineurs non accompagnés dans le contexte de l’épidémie du Covid-19

6 avril 2020
Disponible uniquement en français

36 Associations et syndicats s’associent à 88 avocats d’enfants et adressent une lettre ouverte au Premier Ministre pour l’alerter sur la situation dramatique de nombreux mineurs isolés qui, malgré les mesures prises par le gouvernement, continuent à être laissés sans protection.

[Afrique] En Afrique, les opérations humanitaires fragilisées par les mesures de confinement

4 avril 2020, Le Monde
Disponible uniquement en français

L’ONU demande aux gouvernements d’accorder aux travailleurs humanitaires le même statut qu’aux personnels de santé afin de faciliter leurs déplacements.

[Afrique] Coronavirus : l’Afrique au défi de son système de santé

3 avril 2020, Le Monde
Disponible uniquement en français

Masques, respirateurs, lits, personnels formés à la réanimation… Le continent tente d’augmenter ses capacités de prise en charge de malades du Covid-19.

[Afrique] Coronavirus : la crise humanitaire au Sahel menace de devenir “ingérable” (ONU)

2 avril 2020, AfricaNews
Disponible uniquement en français

La crise humanitaire dans la région du Sahel central menace de devenir “ingérable”, avec plus de cinq millions de personnes confrontées à une grave insécurité alimentaire alors que le coronavirus se propage, a averti jeudi le Programme alimentaire mondial (PAM).

[Déclaration] Déclaration d’Action Santé Mondiale sur la flambée de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19)

2 avril 2020, Action Santé Mondiale
Also available in English

Action Santé Mondiale est solidaire des victimes de la COVID-19 et de leur famille dans le monde entier. Pendant cette période compliquée, l’équipe d’ASM télé-travaille et adapte ses campagnes de plaidoyer au contexte actuel. En tant qu’organisation de la société civile, nous nous inquiétons de l’impact humanitaire immédiat de la pandémie dans les régions les plus touchées et évaluons l’impact à plus long terme des politiques actuelles de santé, de développement et de recherche. Du fait de la comorbidité de la COVID-19 avec d’autres maladies, elle a un impact disproportionné sur les populations les plus vulnérables : les personnes âgées, les personnes sans-abris, les prisonnier·e·s et les migrant·e·s qui n’ont pas accès à la santé, et les personnes déjà atteintes d’autres maladies comme l’hypertension artérielle ou ayant un système immunitaire affaibli à cause de la malnutrition, du VIH ou de la tuberculose. La pandémie nécessite une réponse de santé publique robuste et globale de la part des gouvernements qui se concentre avant tout sur la mise en place de mesures efficaces de contrôle de l’épidémie pour ralentir et stopper la propagation du virus.

[Afrique] Scénario catastrophe pour l’Afrique désormais touchée par le coronavirus

1er avril 2020, Le Figaro
Disponible uniquement en français

INFOGRAPHIE – S’il n’est pas aidé, ce continent, où le confinement est impossible, risque de servir de réservoir au virus, qui reviendra alors dans les pays du Nord.

[Entretien/Co-fondateur] Jean-Christophe Rufin : « Le coronavirus méritait discussion, mais elle n’a pas eu lieu faute de moyens »

1er avril 2020, France Culture
Disponible uniquement en français

Alors que le coronavirus se répand comme une traînée de poudre dans le monde, les États s’organisent pour face à la pandémie. A l’échelle internationale, la solidarité entre États est mise à rude épreuve. Comment apporter une réponse globalisée et coordonnée à la gestion de cette crise ?

[Opinion] Force For Good Podcasts #2 – Alain Boinet, fondateur de Solidarités International

1er avril 2020, Force For Good
Disponible uniquement en français

Alain Boinet, fondateur de Solidarités International nous livre aujourd’hui son point de vue et ses recommandations solidaires sur la crise sanitaire du coronavirus.

[Entretien] Le Covid-19, catastrophe naturelle ? Entretien avec Sandrine Revet

Avril 2020, SciencesPo – CERI
Disponible uniquement en français

Propos recueillis par Miriam Périer – « Même si le virus est d’origine naturelle, cette pandémie n’est pas plus « naturelle » que les catastrophes provoquées par des tsunamis, des ouragans ou des inondations. Cela fait longtemps désormais que les sciences sociales ont permis de montrer que les catastrophes se produisent quand un phénomène, qui peut être d’origine naturelle ou technologique, rencontre une société rendue vulnérable par des décisions politiques, des choix économiques ou des formes d’organisation sociale. »

[Africa] Analytical Brief: Africa at Risk? The Global Response to COVID-19 Pandemic

April 2020, Bulletin FrancoPaix, Chaire Raoul-Dandurand
Only available in English

Jens Pedersen – Since the global spread of SARS-Cov-2, the virus causing COVID-19 disease, has grown into a global pandemic, media has not been short on commentary of just what this may mean for the future of our global order. These have differed from obituaries of globalization1, to questioning the future of multilateral institutions2, to the virus being “the great equalizer.”3 Rather than speculative attempts to predict global political and economic consequences in the midst of a pandemic without any fixed timeframe, we should focus on what it reveals about the global order as it currently stands.

[Opinion] Entre COVID-19 et crises humanitaires: lequel choisir?

Karl Blanchet, Membre du Conseil Scientifique de Alternatives Humanitaires, Professeur en Santé Publique Humanitaire; Directeur du Centre d’Enseignement et de Recherche en Action Humanitaire de Genève (CERAH) et Co-Directeur d’InZone (Higher Education for Refugees)
Avril 2020, CERAH
Also available in English

Il est évident que la réponse à la pandémie du COVID-19 a été la priorité essentielle de tous les gouvernements du monde. Cette semaine, plus de 5,880 cas ont été confirmés en Afrique, mais nous pensons tous, et notamment le Dr Tedros, Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), que ce chiffre ne représente pas la réalité du terrain, car le nombre de cas est sous- déclaré en raison de l’absence de test systématique des cas suspects.

[Standards] COVID-19 guidance based on humanitarian standards

April 2020, SPHERE
Also available in French

The Sphere Handbook and the other Humanitarian Standards Partnership (HSP) initiatives offer guidance on the minimum response all crisis-affected people have the right to expect. They establish what needs to be in place for affected populations to survive and recover with dignity.

In this page, you will be able to find Sphere and its partners’ guidance on the COVID-19 response in multiple languages (below), additional resources based on humanitarian standards, and information on upcoming learning events.

[Mobilisation] Solthis en appelle à la mobilisation des acteurs financiers et techniques pour l’Afrique

31 mars 2020, Solthis
Also available in English

Contribuer à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge des cas de COVID19, à la protection des professionnels de santé et favoriser la continuité de l’accès aux services de soins essentiels : Ces actions, Solthis souhaite les mener, mais elle ne pourra le faire sans le soutien de la communauté internationale.

[Méditerranée] Malgré l’épidémie de Covid-19, une ONG annonce la reprise imminente des opérations de secours de migrants en Méditerranée

31 mars 2020, FranceInfo
Disponible uniquement en français

Le bateau humanitaire “Alan Kurdi” sera le seul à opérer au large de la Libye, en raison de la pandémie de coronavirus.

[Moyen-Orient] À Gaza, l’épidémie de Covid-19 s’ajoute à la crise humanitaire

31 mars 2020, Euronews
Disponible uniquement en français

Dans la bande de Gaza, l’épidémie de Covid-19 pourrait conduire à une catastrophe, craignent des organisations humanitaires.

[Afrique] Covid-19, une chambre d’urgence made in Afrique

30 mars 2020, MondAfrique
Disponible uniquement en français

La Chambre d’Urgence Bio-Sécurisée pour épidémies (CUBE) a été inventée pendant l’épidémie Ebola en Afrique de l’Ouest par l’ONG ALIMA et son partenaire Sécurotec, société spécialisée dans le risque nucléaire, chimique et bactériologique.

[Historical insight] COVID-19: When history has no lessons

30 March 2020, History Workshop
Only available in English

This piece is part of HWO’s feature on ‘Apocalypse Then and Now’. The feature brings together radical reflections and historic perspectives on catastrophe and calamity. How have crises (both real and imagined), and responses to them, shaped our world?

[Capitalisation] Épidémies, pandémies et enjeux humanitaires:leçons tirées de quelques crises sanitaires 

29 mars 2020, Groupe URD
Disponible uniquement en français

Depuis plus de 20 ans, le Groupe URD évalue des réponses humanitaires et des gestions de crise qui ont presque toujours une composante « santé ». Dans tous ces contextes, de l’Afghanistan à la Colombie en passant par le Moyen-Orient l’Afrique et les Caraïbes, nous avons ainsi observé comment les systèmes de santé réagissaient aux crises, avec d’un côté la médecine de guerre et de catastrophe1, de l’autre la santé publique classique2, et enfin la gestion des crises sanitaires majeures de type choléra et Ebola3. Nos travaux sur les effondrements, mis en exergue récemment dans notre revue Humanitaires en mouvement4, montrent combien il faut prendre au sérieux de telles crises sanitaires5 dont les effets transfrontaliers, voire globaux, peuvent être catastrophiques.
Dans le contexte de la pandémie COViD-19, nous avons donc décidé de réunir toutes les leçons tirées de nos travaux sur les crises sanitaires majeures et de produire le présent document de capitalisation.

[Opinion/Afrique] « Il faut agir au plus vite si nous voulons éviter l’hécatombe en Afrique » : l’appel de Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix

28 mars 2020, Le Monde
Disponible uniquement en français

Le gynécologue congolais, Prix Nobel de la paix, alerte sur l’urgence de la situation sanitaire pour le continent le plus pauvre de la planète.

[Afrique] Afrique de l’Ouest: se concentrer sur les plus vulnérables et tirer les leçons du passé

27 mars 2020, Médecins sans Frontières
Disponible uniquement en français

Aujourd’hui, sur 54 pays africains, 43 sont touchés par l’épidémie. En Afrique de l’Ouest et centrale le Burkina Faso, le Sénégal, le Cameroun, qui comptent les plus grands nombres de cas, ont déjà franchi le stade de transmission locale et sont différemment préparés à répondre. Le Dr Dorian Job, responsable des programmes Afrique de l’Ouest pour MSF, à Dakar, fait le point sur la situation et les priorités à ce stade.

[Afrique] L’ONU salue la proclamation de cessez-le-feu dans plusieurs pays en conflits

27 mars 2020, Le Temps
Disponible uniquement en français

Le mouvement général de cessez-le-feu – une mesure évoquée aux Philippines, au Cameroun, au Yémen et en Syrie – est en voie d’être soutenu par des résolutions au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale.

[Afrique] COVID-19 : « L’Afrique manque de moyens, mais a une expérience des épidémies »

27 mars 2020, We Demain
Disponible uniquement en français

Si l’Afrique manque de moyens financiers pour affronter la crise du coronavirus, elle bénéficie d’une certaine expérience dans la gestion des épidémies, analyse Jean-Théophile Banzouzi, directeur exécutif de l’ONG Médecins d’Afrique.

[Perspective Historique] L’épopée Mérieux / Lapeyssonnie pour la vaccination « coup de poing » contre la méningite au Brésil en 1974

27 mars 2020, L’Humanitaire dans tous ses états
Disponible uniquement en français

Cette histoire n’a rien à voir avec l’actuelle pandémie de COVID-19 mais il y est pourtant question d’une lutte acharnée au dénouement extraordinaire, fruit d’un concours de circonstances.

En 1974, une épidémie foudroyante de méningite cérébrospinale frappe le Brésil. 4000 morts à São Paulo en quelques jours. Étrangement, la souche est de type A, de type africain. Elle est bien connue d’un médecin militaire français, grand épidémiologiste, coureur de brousse et pourfendeur de bureaucrates, Léon Lapeyssonnie (1915-2001). Fervent adepte du docteur Eugène Jamot (1876-1937), médecin colonial, vainqueur de la maladie du sommeil (Trypanosomiase) en Afrique Occidentale, Lapeyssonnie consacrera sa vie à la lutte contre la méningite, le choléra et la « trypano ».

[Entretien] « On a cru pouvoir éradiquer les maladies infectieuses mais c’était une chimère »

25 mars 2020, Le Temps
Disponible uniquement en français

Interviewé par le journal Le Temps, Rony Brauman s’exprime sur la pandémie de COVID-19. Il dénonce notamment le manque de préparation des systèmes de santé pour faire face à une telle crise sanitaire.

[Entretien/Afrique] Augustin Augier : « On a besoin de tout le monde pour enrayer le coronavirus en Afrique »

25 mars 2020, Les Echos
Disponible uniquement en français

Interviewé par les Echos Augustin Augier, Directeur de l’ONG Alima s’exprime sur l’arrivée de l’épidémie de COVID-19 en Afrique.

[Entretien/Afrique] Entretien avec Nicolas Mouly – Responsable du service Urgences et ouvertures d’Alima

25 mars 2020, Alima
Disponible uniquement en français

Au Centre hospitalier universitaire de Fann à Dakar (Sénégal), les équipes d’ALIMA participent à la prise en charge des personnes affectées par le COVID-19. Nicolas Mouly, Responsable du Services des Urgences et Ouvertures d’ALIMA explique le circuit de tri des patients suspects.

[Mobilisation] L’ONU lance un plan mondial de réponse humanitaire à la pandémie COVID-19

25 mars 2020, Unicef
Disponible uniquement en français

Déclarations d’Henrietta Fore, directrice générale d’UNICEF et de Sébastien Lyon, directeur général d’UNICEF France.

En quelques mois seulement, le COVID-19 a bouleversé la vie des enfants du monde entier. Des centaines de millions d’entre eux ne sont pas scolarisés. Les parents et les personnes qui s’occupent des enfants ont perdu leur emploi. Les frontières ont été fermées. […] Plus de la moitié des élèves du monde entier ont été touchés par des fermetures d’écoles dans au moins 120 pays. […] Nous savons, grâce aux précédentes urgences sanitaires, que les enfants sont davantage exposés à l’exploitation, à la violence et aux abus lorsque les écoles sont fermées, que des emplois sont perdus et que la liberté de mouvement est restreinte. […] UNICEF à lui seul lance un appel de 405 millions de dollars US pour notre intervention dans les pays en situation d’urgence. Nous demandons également 246,6 millions de dollars supplémentaires pour notre intervention dans les pays non urgents. Notre appel total s’élève donc à 651,6 millions de dollars US.

[Sécurité alimentaire] Conséquences de la pandémie au COVID-19 pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (SAN)

24 mars 2020, HLPE Groupe d’experts de haut niveau
Disponible uniquement en français

Compte tenu des délais très courts liés à la demande urgente du CSA, et du fait que la crise actuelle est d’une ampleur sans précédent, évoluant rapidement et avec de nombreuses inconnues, ce document doit être considéré comme un premier document de synthèse visant à informer le CSA des conséquences prévisibles du COVID-19 sur la sécurité alimentaire et la nutrition (SAN), tel qu’elles sont actuellement perçues par le HLPE. À la suite de la discussion avec le Bureau et le Groupe consultatif du CSA, le HLPE prévoit de nouvelles mises à jour de ce document à mesure de l’évolution de la situation, ainsi que l’intégration de cette question dans le prochain rapport du HLPE: «Sécurité alimentaire et nutrition: exposé des faits global à l’horizon 2030».

[Opinion] L’humanitaire face au coronavirus

24 mars 2020, Défis humanitaires
Disponible uniquement en français

Alain Boinet revient sur l’urgence sanitaire et humanitaire sans précédent. La priorité des organisations humanitaires internationales est d’identifier les pays, les territoires et les populations les plus vulnérables au virus. Au risque d’être réducteur, l’Afrique et les concentrations de réfugiés et de déplacés représentent la menace la plus élevée. Mais n’oublions pas l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh et d’autres encore.

[Afrique] Coronavirus : L’Afrique, désormais touchée par la pandémie, risque d’avoir bien du mal à faire face

23 mars 2020, 20 Minutes
Disponible uniquement en français

Environ un millier de cas confirmés de COVID-19 sont répertoriés dans quarante pays d’Afrique. Longtemps épargnées par le coronavirus, ces populations risquent d’être durement touchées car leurs systèmes de santé et leurs États sont souvent fragiles. Deux spécialistes d’ONG présentes dans ces pays expliquent quels sont les défis de ces pays et combien la solidarité internationale sera importante dans les prochains jours.

[Opinion] Coronavirus: moins d’humanitaire, plus de politique!

23 mars 2020, Le Temps
Disponible uniquement en français.

Nous devons sortir de la pensée humanitaire qui apporte avant tout des réponses techniques et repenser en des termes politiques le bien public, la solidarité et la justice sociale, écrit Julie Billaud, professeure adjointe d’anthropologie à l’Institut de hautes études internationales et du développement

[Webinar] « Behind the headlines : How will COVID-19 impact crisis zones ?

20 mars 2020, The New Humanitarian
Disponible uniquement en anglais

Une conférence organisée par The New Humanitarian, avec la participation de :

  • Jeremy Konyndyk – Seior Policy Fellow, Center for Global Development
  • Suze van Meegen – Advocacy Manager, Norwegian refugee Council in Somalia
  • Karl Blanchet – Director of the Centre for Education and Research in Humanitarian Action
  • Virginie Lefèvre – Promgram and Partnerships Coordinator, Amel Association.

Un article de synthèse et d’analyse sera publié dans les prochains jours sur le site du The New Humanitarian.

[Partenaires] La Fondation de la Croix-Rouge française s’engage face à l’épidémie de COVID-19

20 mars 2020, Fondation Croix-Rouge française
Also available in English

L’apparition d’un nouveau coronavirus (COVID-19) en Chine toute fin 2019 et sa propagation mondiale ont conduit à une crise sanitaire mondiale inédite. Pour répondre à ce défi de santé publique mondiale, la Fondation Croix-Rouge s’engage et lance aujourd’hui un appel à candidatures pour une bourse postdoctorale de recherche.

[Perspective historique] Le virus et la Nation – regard historique sur la santé publique chinoise en temps de COVID-19

16 mars 2020, AOC Media
Disponible uniquement en français

Au moment où l’Europe est devenue l’épicentre de l’épidémie de COVID-19, le modèle autoritaire chinois est cité en exemple pour son efficacité dans la gestion de la crise. La forte soumission des institutions scientifiques au pouvoir politique s’inscrit dans la continuité des épidémies de SRAS et de H1N1, et plus largement d’une véritable politisation de la santé par le maoïsme. Ce qui suscite toutefois un refus croissant des acteurs de la santé publique.

[Historical insight] History of Pandemics

14 mars 2020, Visual Capitalist
Only available in English

Throughout history, as humans spread across the world, infectious diseases have been a constant companion. Even in this modern era, outbreaks are nearly constant. Here are some of history’s most deadly pandemics from the Antonine Plague to COVID-19.

[Mobilisation] Grèce. Les réfugié·e·s doivent de toute urgence être protégés de la pandémie de COVID-19

Mars 2020, Amnesty International
Disponible uniquement en français

Alors que le monde fait face à la crise de la pandémie de COVID-19, les risques pour les réfugié·e·s sur les îles grecques se multiplient à chaque instant. Des milliers de personnes âgées, de personnes souffrant de maladies chroniques, d’enfants, de femmes enceintes, de jeunes mères et de personnes souffrant d’un handicap y vivent dans des conditions de surpopulation dangereuses, et font maintenant également face à la menace de la pandémie de COVID-19, dont les conséquences seraient catastrophiques pour les personnes confinées dans des camps. En plus de protéger le reste de la population, le gouvernement grec doit immédiatement prendre des mesures pour protéger les réfugié·e·s de la pandémie et les conduire en lieu sûr.

[Droit] « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » Le Coronavirus révélateur des ambiguïtés de l’appréhension juridique de la vulnérabilité

Mars 2020, Revue des droits et libertés fondamentaux
Disponible uniquement en français

Communément employée désormais en sciences sociales et par le langage juridique, la vulnérabilité peut se définir comme l’état d’une personne qui, en raison d’un contexte donné, ne peut, en droit ou en fait, jouir de l’autonomie suffisante pour exercer pleinement ses droits fondamentaux. Ainsi définie, la vulnérabilité résulte d’une interaction qui entraîne une atteinte aux droits fondamentaux et justifie l’adoption de dispositifs protecteurs, afin de garantir, notamment, l’intégrité physique, la sécurité de la personne ou le respect du principe d’égalité. En d’autres termes, la vulnérabilité renvoie à un risque de fragilité ou de blessure causée par une situation relationnelle, qui nécessite une protection du droit.